La fin de l’impunité ? À Siguiri, le gouvernement guinéen engage une offensive musclée contre l’exploitation anarchique de l’or. Pour protéger les ressources naturelles et restaurer l’ordre dans les zones minières, l’État déploie les forces de défense et de sécurité avec une consigne claire : faire respecter l’interdiction des activités clandestines.
Le gouvernement guinéen veut mettre fin au désordre dans les zones aurifères de Siguiri. Face à la persistance de l’exploitation illégale, les autorités passent à une nouvelle étape en annonçant une présence permanente des forces de sécurité sur le terrain.
L’armée, la police et la gendarmerie sont notamment mobilisées pour empêcher la poursuite des activités minières interdites et renforcer la surveillance des sites concernés.
En toile de fond, une situation environnementale préoccupante. La multiplication des exploitations anarchiques entraîne la dégradation des terres agricoles, menace les cours d’eau et favorise l’utilisation de substances chimiques dangereuses, notamment le mercure et le cyanure.
Le gouvernement entend également s'attaquer aux circuits de commercialisation illégaux en imposant le passage par les comptoirs agréés.
Cette offensive marque une volonté de reprendre le contrôle d'un secteur stratégique pour l'économie nationale.
Mais en plus des uniformes et des opérations de terrain, le véritable test sera celui de l’efficacité : l’État parviendra-t-il à faire reculer durablement l’orpaillage clandestin dans l’un des principaux bassins aurifères de Guinée ?
Mory KONATE

