À Conakry, la lutte contre les dépôts sauvages d’ordures ressemble encore à un combat de longue haleine. Malgré les campagnes de sensibilisation, les contrôles et les menaces de sanctions, certains citoyens continuent de transformer les rues et les espaces publics en dépotoirs à ciel ouvert.
Les communes de Matoto et de Lambanyi ont annoncé de nouvelles mesures contre les dépôts anarchiques sur la route Le Prince, notamment sur l’axe Hamdallaye-T5. Parmi les dispositions envisagées figurent une surveillance nocturne renforcée et une plus grande implication des responsables locaux.
Mais en plus de l’incivisme, la question de la collecte reste centrale. Le ministre de l’Assainissement, Aboubacar Camara, avait reconnu les difficultés rencontrées par certaines PME, notamment le manque d’équipements et le non-respect des calendriers de ramassage.
Dès lors, une interrogation demeure : comment exiger des citoyens qu’ils gardent leur environnement propre lorsque le service de collecte connaît des défaillances ?
La solution nécessite une approche globale : sanctionner les contrevenants, responsabiliser les entreprises de collecte et garantir aux ménages un service régulier.
La propreté ne peut reposer uniquement sur la répression. Elle exige une organisation efficace, un contrôle permanent et surtout un changement durable des comportements. Car tant que les sanctions ne s’accompagneront pas de solutions concrètes, les dépôts sauvages risquent de continuer à défier les autorités.
Ibrahima Sory Camara

