En Guinée, tous les élèves n’ont pas repris le chemin des classes dans les mêmes conditions. Dans certaines localités de l’intérieur du pays, les salles de classe restent fermées, faute de personnel enseignant.
Selon l’Agence guinéenne de presse, dix établissements, dont deux collèges, n’ont pas ouvert à Koubia depuis la rentrée du 5 octobre. À Tougué, un rapport parlementaire fait état de huit écoles fermées entre 2025 et 2026, avec un besoin estimé à 24 enseignants supplémentaires.
La situation est également préoccupante à Lélouma, où deux écoles primaires sont fermées et où plus de 500 enfants inscrits en première année n’ont pas pu poursuivre leur scolarité faute d’enseignants
En plus des fermetures, cette pénurie pose la question de l’affectation des enseignants, particulièrement dans les zones rurales et difficiles d’accès. Les autorités éducatives évoquent notamment les difficultés à attirer des enseignants dans certaines localités, tandis que les communautés ne disposent pas toujours des moyens nécessaires pour recruter des contractuels.
Face à cette situation, le défi est urgent : renforcer les effectifs, mieux répartir le personnel éducatif et garantir à chaque enfant guinéen un accès effectif à l’école.
Car sans enseignant, même une école construite et équipée ne peut remplir sa mission fondamentale : instruire les enfants et préparer leur avenir.
Aly Doumbouya

