La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a réduit, ce jeudi 15 octobre 2026, la peine de l’ancien ministre de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané. Condamné à quatre ans et huit mois de prison et à une amende de trois milliards de francs guinéens, il est relaxé pour détournement de deniers publics, mais reste coupable d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.
Nouveau développement dans le dossier judiciaire de Mohamed Diané. Après plusieurs années de procédure, l’ancien ministre du régime d’Alpha Condé a obtenu une réduction de sa peine devant la chambre des appels de la CRIEF.
Dans son arrêt, la juridiction a estimé que les éléments soumis à son appréciation ne permettaient pas d’établir suffisamment les faits de détournement de deniers publics. Cette infraction a donc été écartée.
La Cour a toutefois confirmé les charges d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux. Les juges ont notamment souligné l’importance du patrimoine de l’ancien ministre au regard des revenus tirés de ses fonctions, ainsi que le manque de justificatifs suffisants sur l’origine licite de ses biens.
En première instance, en décembre 2024, Mohamed Diané avait été condamné à cinq ans d’emprisonnement. La décision rendue ce jeudi ramène cette peine à quatre ans et huit mois, avec une amende de trois milliards de francs guinéens.
Détenu depuis le 31 mai 2022, l’ancien ministre pourrait n’avoir plus que deux mois de détention à purger, selon le décompte évoqué. Sa situation pénale dépendra néanmoins des modalités d’exécution de la décision et des éventuelles suites judiciaires.
Cette affaire demeure l’un des dossiers suivis dans le cadre des poursuites engagées contre d’anciens hauts responsables guinéens pour des infractions économiques et financières.
Moussa Camara

