CONAKRY — Quelques jours après les opérations de démantèlement signalées à proximité de l’aéroport international Ahmed-Sékou-Touré, plusieurs bâtiments du quartier ont été marqués par les services de l’État. Pour les occupants, ces signes ravivent la crainte d’une nouvelle opération dans la zone.
Le phénomène est particulièrement observé sur certains immeubles à plusieurs niveaux. Des marques visibles sur des constructions ont suscité de nombreuses interrogations parmi les habitants, qui cherchent désormais à connaître la portée exacte de cette opération de repérage.
Cette situation intervient dans un contexte de renforcement des mesures de sécurité autour de l’aéroport. À Gbessia, des immeubles situés dans les environs de la plateforme aéroportuaire ont déjà fait l’objet d’opérations de démantèlement. Des occupants avaient été invités à libérer certains bâtiments, les autorités invoquant des considérations liées à la sécurité de l’infrastructure.
À Yimbaya Faban, la principale question reste celle de l’étendue du périmètre concerné. Les habitants souhaitent savoir si les bâtiments marqués sont effectivement destinés à être démantelés ou s’il s’agit, pour le moment, d’une opération d’identification des constructions situées dans la zone.
Aucune date officielle de démolition n’a, à ce stade, été annoncée pour ce secteur. Il convient donc de ne pas confondre le marquage des bâtiments avec une décision formelle de démolition.
Mais sur le terrain, l’inquiétude est bien réelle. Pour les familles installées dans ces secteurs, l’enjeu dépasse la question immobilière : il concerne également leur logement, leurs investissements et les conditions dans lesquelles une éventuelle opération pourrait être menée.
Alors que la modernisation et la sécurisation des abords de l’aéroport se poursuivent, les riverains demandent surtout davantage de visibilité sur les décisions prises par les autorités.
Quel est exactement le nouveau périmètre ? Quels bâtiments sont concernés ? Quel calendrier est envisagé ? Et quelles dispositions seraient prévues pour les occupants directement affectés ?
Autant de questions qui restent en suspens.
À Yimbaya Faban, les marques apparues sur plusieurs bâtiments ont donc installé un climat d’incertitude. Après Gbessia, les habitants observent désormais avec attention l’évolution de la situation, dans l’attente d’éventuelles clarifications officielles.
Ibrahima Keita

