CONAKRY — Combien d’entreprises exercent réellement en Guinée ? Où sont-elles implantées ? Combien d’emplois créent-elles et dans quels secteurs évoluent-elles ? Ces questions sont au cœur du premier Recensement général des entreprises (RGE-1) engagé par l’Institut national de la statistique (INS).
L’opération doit permettre de dresser une cartographie plus précise du tissu économique guinéen. Un enjeu majeur pour un pays où une partie importante de l’activité se développe en dehors des circuits économiques formels.
Après une phase pilote réalisée notamment à Conakry et Coyah, les autorités statistiques ont procédé à une analyse des premiers résultats afin de corriger les insuffisances et d’améliorer les outils de collecte avant la phase nationale.
L’INS travaille également avec la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée, afin de mobiliser les acteurs économiques autour de cette opération.
Au-delà du simple décompte, le recensement doit fournir des données sur la nature des activités, leur localisation et leur poids dans l’économie. Ces informations sont essentielles pour mieux cibler les politiques publiques, accompagner les petites et moyennes entreprises et orienter les investissements.
Pour la Guinée, le défi est donc de taille : mettre des chiffres sur une économie souvent difficile à mesurer. Le RGE-1 pourrait ainsi devenir l’un des principaux outils statistiques pour comprendre les entreprises qui font tourner le pays — y compris celles qui restent encore largement invisibles dans les statistiques officielles.
Ibrahima Sory Camara

