Dar-es-Salam : après le drame, les bulldozers rasent les zones à risque

Lexpress Guinée
Aug 24, 2026



CONAKRY — À Dar-es-Salam, le lendemain du drame, le décor change brutalement. Au petit matin de ce lundi 24 août, les engins lourds sont entrés en action autour de la décharge. Objectif : démolir les habitations précaires, baraques et autres installations présentes dans les zones jugées dangereuses.
Cette opération intervient moins de 24 heures après l’effondrement d’une partie de la montagne d’ordures, qui a enseveli des habitations voisines. Le bilan provisoire fait état d’au moins 30 morts et 22 blessés, selon les autorités guinéennes.
Sur le terrain, les occupants tentent de récupérer leurs biens tandis que les machines dégagent progressivement les emprises. La Direction nationale de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme (DATU), appuyée par les autorités locales et les services de sécurité, pilote l’opération. Le site du Radar constitue l’une des premières zones ciblées.
Pour les autorités, il s’agit désormais de sécuriser le périmètre et empêcher une nouvelle catastrophe. Des campagnes de sensibilisation et des avertissements avaient précédé l’intervention, alors que les risques d’éboulement autour de la décharge étaient déjà connus.
Le paradoxe est saisissant : la fermeture de la décharge était justement programmée pour le dimanche 23 août, le jour où la montagne de déchets s’est effondrée.
À Dar-es-Salam, les bulldozers ne font donc pas que démolir des baraques. Ils matérialisent, dans la douleur, une décision de fermeture devenue urgente après une catastrophe qui a endeuillé plusieurs familles.
Ibrahima Keita