CONAKRY — Le drame de Dar-es-Salam plonge une nouvelle famille dans une douleur indescriptible. Dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août 2026, un important éboulement s’est produit à la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Gbessia, après de fortes pluies.
Parmi les victimes, une mère affirme avoir perdu ses cinq enfants, ensevelis sous les déchets. Les victimes sont Yaya Kallo, M’mah Kallo, Papa Issiaga Kallo, Younoussa Kallo et Fanta Kallo.
Le drame s’est produit aux environs de 3 heures du matin. Une importante masse de déchets s’est effondrée sur des habitations riveraines, surprenant les familles dans leur sommeil. Les opérations de recherche et de dégagement se sont poursuivies durant la journée.
Le bilan officiel communiqué dans l’après-midi par la Protection civile faisait état de 31 morts, tandis que plusieurs personnes avaient été blessées. Ce bilan restait susceptible d’évoluer au fur et à mesure des recherches.
Sur place, les témoignages des survivants traduisent l’ampleur de la tragédie. Des familles entières restent à la recherche de proches ensevelis, tandis que les secours mobilisent des engins pour tenter de retrouver les victimes.
Cette catastrophe ravive également les inquiétudes autour de cette décharge, déjà frappée par un éboulement meurtrier en 2019. Les autorités ont annoncé des mesures d’assistance aux victimes et aux familles touchées.
À Dar-es-Salam, ce dimanche, derrière le bilan macabre, c’est surtout le visage d’une mère ayant perdu ses cinq enfants qui symbolise désormais l’ampleur du drame.
Ibrahima Sory Camara

