À Dar-es-Salam, le drame relance le débat sur la prévention des risques. Présent sur le site ce dimanche 23 août 2026, le président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG), Ange Gabriel Haba, a appelé les autorités à prendre des mesures fermes pour protéger les populations vivant dans les zones exposées aux éboulements.
Tout en exprimant sa compassion aux familles touchées, il a salué la mobilisation des services de l’État et des organisations engagées dans les opérations de recherche des victimes.
Mais pour le responsable du CNOSCG, l’intervention après les catastrophes ne doit plus être la seule réponse. Il estime que l’État doit utiliser ses prérogatives pour évacuer les habitants des sites présentant un danger avéré.
« Devant un danger qui menace la vie des citoyens, la prévention n’est plus une option. C’est une obligation de l’État », a-t-il déclaré.
Ange Gabriel Haba a également annoncé la poursuite de l’engagement de la société civile aux côtés de l’ANGUCH et de la Croix-Rouge afin d’apporter un appui aux autorités dans les opérations de recherche et d’assistance.
Au-delà de l’urgence, le CNOSCG demande surtout des solutions durables. Pour son président, les populations vivant dans les zones à risque doivent bénéficier d’alternatives crédibles et sécurisées.
Le drame de Dar-es-Salam, estime-t-il, doit ainsi pousser les autorités à agir en amont et à mettre définitivement les citoyens à l’abri des zones identifiées comme dangereuses.
Moussa Camara

