Ignace Deen : le grand déménagement

Lexpress Guinée
Aug 23, 2026



CONAKRY, 22 août 2026 – Alors que l'établissement historique de la capitale doit être entièrement reconstruit, le gouvernement s’emploie à organiser le transfert de ses activités tout en garantissant la continuité des soins.
Face à la presse vendredi 21 août, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, a voulu lever les inquiétudes : « Ignace Deen ne ferme pas, Ignace Deen se reconstruit ».
Selon la ministre, 84 patients nécessitant une continuité immédiate des soins ont déjà été transférés vers le CHU Donka et l’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne. L’opération, assurée notamment avec 20 ambulances médicalisées, a été entièrement prise en charge par l’État. Aucun frais de transfert ou de poursuite des soins n’a été imposé aux patients et à leurs familles.
La prochaine étape concerne le Camp Camayenne, désormais destiné à accueillir temporairement les services d’Ignace Deen. Des travaux d’aménagement sont en cours et les services les plus critiques doivent progressivement reprendre leurs activités. Le ministère vise une opérationnalisation complète du site dans un délai maximal d’environ un mois.
Inscrite dans le programme Simandou 2040, la reconstruction doit donner à la Guinée un CHU moderne, doté d’un plateau technique plus performant et capable de prendre en charge des pathologies spécialisées actuellement à l’origine d’évacuations sanitaires à l’étranger. La durée annoncée des travaux est de quatre ans, tandis que le coût global du projet n’est pas encore définitivement arrêté.
Pour le gouvernement, l’enjeu est désormais double : préserver la qualité des soins pendant la transition et réussir la transformation d’un établissement vieux de plus de 120 ans en un véritable pôle hospitalier de référence sous-régionale.
Ibrahima Sory Camara