Conakry, 20 août 2026 — Une nouvelle étape décisive vient d’être franchie dans le projet de reconstruction de l’hôpital national Ignace Deen. Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique prépare le transfert des services de l’établissement vers le Camp Camayenne, préalable indispensable au lancement du chantier.
Réunie le 19 août avec le comité technique chargé de l’opération, la ministre de la Santé, Khaïté Sall, a insisté sur l’urgence du déménagement. Elle a notamment demandé l’arrêt des nouvelles hospitalisations à Ignace Deen, tout en veillant à la continuité des soins sur le site de Camayenne.
Cette réorganisation intervient alors que le projet de reconstruction entre dans une phase opérationnelle. En avril 2025, le ministère avait déjà engagé l’évaluation des offres d’entreprises intéressées par la reconstruction d’Ignace Deen, avec une attention portée notamment à l’expérience, aux plans architecturaux et aux capacités de financement.
Quelques mois plus tard, en mars 2026, la reconstruction d’Ignace Deen était encore présentée par le ministère comme l’une de ses priorités immédiates. Les discussions avec des partenaires financiers portaient également sur la modernisation de l’établissement, la maintenance des infrastructures et la formation des spécialistes.
La ministre s’était par ailleurs rendue au Camp Camayenne afin d’évaluer les installations destinées à accueillir les services transférés. L’objectif est désormais de réaliser cette mutation sans rupture dans la prise en charge des patients ni désorganisation majeure pour le personnel.
À terme, l’ambition affichée par les autorités est de transformer Ignace Deen en hôpital de référence sous-régionale, avec des infrastructures et des équipements adaptés aux exigences d’une médecine moderne.
Pour le personnel comme pour les patients, le déménagement marque donc le début d’une période de transition majeure. Pour les autorités, il constitue surtout le dernier verrou à lever avant l’entrée en chantier de l’un des projets hospitaliers les plus attendus de la capitale guinéenne.
Ibrahima Sory Camara 


