Siégeant en matière correctionnelle, le mardi 20 juin 2023, le tribunal de première instance de Coyah (environ cinquante kilomètres de Conakry) a condamné l’artiste chanteur Jack Woumpack à un (1) an de prison avec sursis et au payement d’une amende de dix (10) millions de francs guinéens.
Il a été demandé à Jack Woumpack de retirer ses propos même s’ils ont déjà fait le tour des réseaux sociaux et de présenter des excuses à travers les mêmes canaux.
Jacques Gbignamou Haba à l’état civil, l’artiste était poursuivi pour des faits de «divulgation par le biais cybercriminel des propos constitutifs d’injures, d’expressions outrageantes, des termes de mépris ou invectives envers des personnes en raison de leur appartenance à un groupe social donné».
A la barre, le mardi dernier, le prévenu a reconnu les faits mis à sa charge et demandé pardon non seulement au tribunal mais à tous ceux qui ont été choqués par son comportement.
Douze (12) mois de prison dont huit (8) assortis de sursis et le payement d’une amende de quatre-vingt (80) millions de francs guinéens ont été requis par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Coyah, le mardi 20 juin 2023, contre l’artiste chanteur de renom.
Le collectif contre la haine ethnique en Guinée qui a dénoncé les faits avant de se constituer partie civile dans cette affaire promet d’interjeter appel contre le verdict du tribunal.
«La clémence de la justice guinéenne en dit long sur les propos tenus par cet individu. Ce n’est pas isolé. Armons-nous de courage pour affronter les ethnos et cela ne fera pas de nous des ethnos. C'est comme la lutte contre le racisme. En avant », réagit Abdoulaye Oumou Sow, membre du collectif.
KS

