Un autre baobab de la famille s’est couché. Elle rejoint désormais nos autres devanciers, laissant derrière elle le souvenir d’une femme au foyer, calme, rassembleuse, discrète et sans histoire.
Hadja Foulématou Ndiaye, sénégalaise d’origine comme de nombreux compatriotes, aura été pour moi une femme d’une grande simplicité et d’une profonde dignité. Aujourd’hui, les mots me manquent véritablement pour lui rendre l’hommage qu’elle mérite.
J’ai tout reçu d’elle.Elle fut bien plus qu’une belle-sœur. Elle fut pour moi une protectrice, une confidente, une alliée et, surtout, une femme qui n’a jamais hésité à prendre ma défense. Elle a fait « ma guerre », comme on dit chez nous, chaque fois qu’elle estimait que j’étais injustement attaqué.
Dès que quelqu’un me faisait la guerre, Hadja Foulématou Ndiaye perdait tout raisonnement et entrait immédiatement dans le conflit, convaincue de mon innocence. Elle ne supportait pas que l’on s’en prenne à moi injustement. Sa protection était instinctive, sincère et sans calcul.
Cette femme a cru en moi.Elle m’a soutenu durant toute ma scolarité, m’a encouragé et n’a jamais cessé de croire en mes capacités. À des moments importants de ma vie, son soutien a compté. Elle faisait partie de ces personnes qui vous donnent confiance lorsque vous en avez besoin, qui vous rassurent lorsque le doute s’installe et qui restent présentes sans forcément chercher à être reconnues.
C’est cette Hadja Foulématou que je veux retenir aujourd’hui.Une femme simple, digne, calme et profondément humaine. Une femme qui savait rassembler et qui occupait une place particulière dans notre famille. Son départ laisse un grand vide, mais aussi une immense reconnaissance dans mon cœur.
Je mesure aujourd’hui, avec encore plus de force, la chance que j’ai eue de l’avoir dans ma vie. Certaines personnes nous quittent, mais elles ne disparaissent jamais complètement. Elles continuent de vivre à travers les souvenirs, les valeurs qu’elles nous ont transmises et les traces qu’elles ont laissées dans nos vies.
Hadja Foulématou Ndiaye fait désormais partie de ces êtres chers dont le souvenir restera à jamais gravé dans ma mémoire.
Une autre baobab de la famille est tombée. Mais son ombre, elle, continuera longtemps à nous accompagner.
Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, accueille son âme au Paradis éternel et lui accorde Sa paix. Repose en paix, chère Hadja Foulématou Ndiaye.
Merci pour tout ce que tu as été pour moi. Merci d’avoir cru en moi. Merci de m’avoir protégé et soutenu. Je ne t’oublierai jamais.
Par celui que tu appelais affectueusement Baba SAKHO

