Conakry — À quelques jours de la rentrée scolaire, prévue le 5 octobre, le gouvernement guinéen tente de désamorcer la tension avec l’Intersyndicale de l’éducation. Une rencontre est annoncée ce jeudi 24 septembre entre le ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, et les syndicats de la FSPE, du SLECG et du SNE.
Au cœur du bras de fer : l’application du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026. Les syndicats réclament notamment le respect des engagements concernant les enseignants contractuels non retenus lors des précédentes évaluations. Le texte prévoit que la situation des contractuels ayant obtenu la moyenne soit traitée en priorité lors du prochain recrutement.
L’Intersyndicale conteste surtout le lancement du nouveau processus de recrutement de fonctionnaires. Le gouvernement prévoit notamment 6 000 nouveaux enseignants, auxquels s’ajoutent 500 enseignants-chercheurs titulaires d’un doctorat et 697 médecins spécialistes. Les inscriptions pour les enseignants sont ouvertes du 21 septembre au 11 octobre, avec des épreuves annoncées le 24 octobre.
Pour les syndicats, ce calendrier ne doit pas remettre en cause les engagements pris envers les quelque 4 500 enseignants contractuels concernés par le protocole. Ils réclament également le déblocage de salaires, la régularisation de certains dossiers administratifs, la signature du statut particulier révisé de l’éducation et le paiement de primes de fonction.
Face à cette situation, l’Intersyndicale maintient la pression et conditionne la reprise des cours à des avancées concrètes. La réunion du 24 septembre apparaît ainsi comme une étape déterminante pour tenter de rapprocher les positions et éviter une perturbation de la rentrée scolaire.
Le gouvernement et les syndicats parviendront-ils à un compromis ? La réponse pourrait dépendre de l’issue de cette rencontre.
Ibrahima Sory Camara

