CONAKRY, 31 AOÛT 2026 — La bataille contre la désinformation et les dérives numériques s’invite au cœur de la régulation audiovisuelle ouest-africaine.
À Conakry, la 12? Assemblée générale de la Plateforme des régulateurs de l’audiovisuel des pays de l’UEMOA et de la Guinée a ouvert ses travaux ce lundi.
Pendant deux jours, les représentants des pays concernés examinent un défi devenu incontournable : comment réguler les réseaux sociaux sans porter atteinte à la liberté d’expression ?
Le thème retenu donne le ton : « La régulation des réseaux sociaux face aux défis de la cybersécurité et de la préservation de la cohésion sociale : quels mécanismes harmonisés pour l’UEMOA et la Guinée ? »
Au centre des préoccupations : les fausses informations, les discours de haine, la cybercriminalité, mais aussi les nouvelles manipulations permises par l’intelligence artificielle, notamment les deepfakes. Les régulateurs veulent ainsi renforcer leur coopération et réfléchir à des mécanismes communs adaptés aux réalités de leurs différents pays.
Autre temps fort de cette rencontre : la Guinée prend les commandes de la plateforme. Après deux années passées à la vice-présidence aux côtés du Togo, la Haute Autorité de la Communication doit officiellement accéder à la présidence ce mardi 1?? septembre.
Pour Conakry, cette responsabilité est aussi une occasion de renforcer les capacités des professionnels des médias et d’impulser une régulation davantage adaptée à l’ère numérique.
Un objectif désormais affiché : protéger les citoyens, combattre les abus, mais surtout préserver la liberté d’expression et la cohésion sociale.
ISC

