La première Première Dame de l'histoire de la Guinée, Mme Hadja Andrée Touré a rejoint sa dernière demeure, dimanche 12 juillet 2026 avec les hommages de l'Etat Guinéen, de la famille et de nombreux Guinéens partisans, mais aussi avec des critiques et attaques parfois très violentes des opposants au PDG contre la mémoire de l'épouse qui a défendu et assumé, jusqu'au bout de son souffle éteint le mercredi 08 juin dernier au Maroc, le bilan du régime incarné par son époux.
Ce décès n'a donné lieu à aucune pause dans les affrontements verbaux injurieux entre les 2 parties notamment sur les réseaux sociaux.
Sur la question des droits humains et la gestion des complots présumés pour les uns et réels pour les autres, il a envenimé les débats. Ancien détenu, Monsieur Mamadou Barry Petit Barry, ancien directeur du bureau de presse de la Présidence de la République, grand pourfendeur du régime du PDG, profite de l'occasion, pour rappeler un ctime de 50 ans et accuser le Président Ahmed Sékou Touré d'avoir fait "enterrer vivant un garde pénitentiaire pour avoir voulu libérer des détenus innocents du Camp Mamadou Boiro". " Grossiers mensonges. Simplement impossible " rétorque ?le Professeur Ismaël Condé.
Alors, pourquoi Fodé Traoré a t-il été enterré vivant ? 50 ans après, retour sur les traces d'un crime.
Malheureusement, faute de procès, que le CMRN, tombeur du régime du PDG, n'a jamais organisé, difficile sinon impossible de dire que les personnalités publiques et anonymes accusées de complots sous la première République étaient oui ou non coupables de trahison et tenté, par des méthodes subversives, de renverser le régime du Parti-Etat.
La tenue de ce procès promis par le CMRN avec toutes les garanties du Droit, à son avènement au Pouvoir, confrontant des dignitaires souvent cités du régime du PDG (Ismaël Touré, Mamadi Keïta, Nfamara Keïta, Général Lansana Diane, Commandant Siaka Touré, Karim Keïra, Seydou Keïta) à des opposants en fuite et anciens détenus vivants au 03 avril 1984 (Diop Alhassane, Dr Seydou Conté, Elhadj Mamoudou Fofana, Elhadj Sékou Fofana, Koumandjan Keïta, Abdoulaye Porthos Diallo dit Korka dans le livre de Jean Paul Alata, Alpha Condé, Siradiou Diallo, Bâ Mamadou, Charles Dané, Naby Youla, Mamadou Barry Petit Barry, Hadja Tiguidanké Diaby, Hadja Djedoua Diabaté, Ibrahima Camara Kapi, Almamy Fodé Sylla, Pr Sekou Mouke Yansane, Naby Youla, Elhadj Soriba Soumah etc) aurait répondu à plusieurs questions essentielles :
- Les complots étaient-ils réels ou faux ?
- Quels étaient les complots fabriqués et les complots réels ?
- s'ils étaient faux, les complots, qui sont les architectes du montage et comment procédaient-Ils ?
- Les dépositions étaient-ils écrits d'avance et imposés aux accusés ?
- Qui étaient les rédacteurs de ces dépositions ?
- Les aveux étaient-ils extorqués?
- Ismaël Touré et les membres du Comité révolutionnaire disposaient-ils d'éléments concrets susceptibles d'incriminer les accusés ou étaient-ils effectivement conscients de l'innocence des hauts cadres et autres accusés et ont simplement voulu les détruire ou les éliminer pour des motifs personnels ?
-Le Président Ahmed Sékou Touré, lui-même, comme laissaient entendre ses discours, était-il réellement convaincu de la trahison des hauts cadres de l'Etat et du parti accusés de complots ?
"Ils ont trahis. Si c'était à refaire, je le referais, sur la question, je resterai toujours intransigeant, je n'ai de compte à rendre à personne "
- Quels éléments de preuves lui a-t-on fournis pour asseoir une conviction si assumée ?
- De qui et qui émanaient ces preuves ?
- Le nouveau Président Lansana Conté a-t-il été à l'origine de la dénonciation de certains accusés ?
- Pour quels motifs ou faits, le Capitaine Facinet Touré, l'une des figures du nouveau pouvoir, est allé 2 fois au Camp Boiro ?
- Quel est le vrai chiffre des personnes arrêtées durant les 26 ans ?
- Combien de personnes sont mortes en détention ?
- Quel est le nombre de personnes libérées ?
Pourquoi certains ont été libérés et pas d'autres ?
- Où se trouvaient les charniers ?
- Quel est le contenu des archives où sont-elles ?
Plus de 40 ans après la mort du Président Ahmed Sékou Touré et la chute de son régime, ces points d'interrogation et bien d'autres demeurent toujours sans réponses officielles.
Il est vrai que le CMRN a ouvert les prisons, libérés les détenus, restituer des biens saisis, initié une émission "À vous la Parole " animé sur les antennes de la RTG par Facely 2 Mara et laissant libre cours à la version et à la colère des anciens contre le régime fraîchement déchu, mais en ne favorisant pas cette confrontation à travers un procès ouvert et transparent pour situer les faits et les responsabilités, la Guinée, on ne le dira jamais assez, a raté un important rendez-vous avec la vérité et la réalité de son histoire.
Depuis, on assiste à des récits totalement opposés selon que l'on soit partisan ou opposant au régime du Président Ahmed Sekou Touré.
Et ça risque d'être ainsi avec la disparition de la quasi-totalité des acteurs et la volatilisation sinon la destruction pure et simple des archives.
L'une des dernières sorties médiatiques de l'un des rares détenus survivants, Monsieur Mamadou Barry Petit Barry est très révélatrice de cette atmosphère dans laquelle guerroient des positions tranchées.
L'ancien directeur de la radio qui cible le Président Ahmed Sékou Touré comme "principal commanditaire de tous les crimes produits sous son règne" l'accuse d'avoir décidé et ordonné de faire enterrer vivant un "garde pénitentiaire " : Fode Traoré, qui es un jeun homme originaire de Kouroussa en Haute était un des gardiens de la prison. Il venait tous les jours, il faisait son travail mais pendant son séjour à prison, il était chaque jour choqué. Par ce qu'il demandait parfois aux prisonniers "Pourquoi on vous enferme ici, pourquoi on vous enferme ici, pourquoi on vous enferme ici ?" Et puis, en discutant, il a su que la plupart de ces détenus étaient innocents. Un jour, il vient, peut-être qu'il a eu une dépression, il ouvre toutes les cellules et puis il dit aux détenus "sortez, rentrer chez vous, vous n'avez rien à faire ici, on vous accuse pour rien" ...Les chefs hiérarchiques de Fode Traoré sont venus le chercher pour le ramener chez lui. Mais, tout ce qui se passe à la prison de Kindia est rapporté immédiatement au Responsable Suprême de la Révolution. Le Haut commandement se réunit, le haut commandement c'est Sékou Touré. Il se reunit lui-même et Fodé Traoré est condamné à mort, il est condamné à être enterré vivant et l'exécution doit se faire dans les 24 heures. C'est précisé dans la condamnation, Siaka Touré est chargé de l'exécution de cette décision du Haut commandement. Donc, on vient chercher Fodé Traoré et on demande à tous les les gardes de la prison de venir assister. C'est pour leur dire voici ce qui va vous arriver si vous faites ce que Fodé Traoré a fait. Ça s'est passé à Dixinn, au cimetière de Dixinn, en pleine journée. Ils sont venus creuser la tombe, pousser Fodé Traoré et Siaka Touré a donné l'ordre de recouvrir la tombe. C'est ça, les pratiques occultes, nous sommes en Afrique, il y a encore beaucoup de mystères, beaucoup de choses que les gens à l'extérieur ne peuvent pas comprendre. Mais, les exécutions souvent sont transformées en pratiques inhumaines, barbares en sacrifices humains. C'est ça, il faut dire le mot, les mots tels qu'ils sont "
Également ancien pensionnaire du Camp Boiro, le Professeur Ismaël Condé qualifie de " grossiers mensonges alimentés par la haine" les accusations de l'ancien éditorialistes de la radiodiffusion nationale et ajoute " ses récits sont d'autant faux que des ouvrages comme celui de l'historien et chercheur Tunisien, Souayah Khalifa, intitulé « La politique française en Afrique subsaharienne : Punir la Guinée » édité par l'harmattan France ou « L'Homme de l'ombre » du journaliste d'investigation, Pierre Péan édition Fayard reconnaissent l'effectivité des complots".
À quoi s'en tenir ou qui croire ?
Parole contre parole, ces versions des 2 personnalités reflètent la fragmentation de la société Guinéenne encore aujourd'hui sur l'épineux sujet
Mais, si le mystère, plus de 40 ans après la fin du régime du PDG, entoure toujours les causes des arrestations, les dessous des dépositions, le nombre des exécutions, les lieux des fosses communes, certains faits eux peuvent être racontés de manière authentique par des témoins encore vivants. C'est justement le cas du soldat Fodé Traoré, enterré vivant au cimetière de Dixinn Fula en juin 1976.
Qui était Fodé Traoré ?
Garde républicain et non garde pénitentiaire, originaire de Farabah et non de Kouroussa, Fodé Traoré est arrivé à Dixinn Fula ( à l'époque PRL Dixinn Centre 2) précisément à "Diarraya" ( Famille Diarra) entre 1973 et 1974 chez feue Hadja Hawa Diarra Nnatö, sœur aînée de l'ancien international Guinéen Djibril Diarra Becken, latéral gauche du Syli national et du Hafia Football Club. Sa tutrice lui trouve une chambrette dans la concession voisine appelée Sidibeya (chez Amara Sidibe). Père de famille, il vivait avec sa femme et sa fille Saran née d'une première union et était attentif aux enfants de la zone. il a travaillé successivement à l'aéroport de Gbessia comme manutentionnaire, aux Travaux Publics comme manœuvre terrassier avant d'être intégré au corps de la garde Républicaine.
Fodé Traoré commence sa carrière militaire comme sentinelle au ministère de la Fonction Publique avant d'être dépêché quelques mois plutard à la résidence du ministre Abdoulaye Ghana Diallo à Dixinn Mosquée non loin de la Pharma Guinée.
C'est à ce poste que ses supérieurs remarquent les premiers signes de dépression mentale chez la nouvelle recrue.
Selon sa tutrice, feue Hadja Hawa Diarra Nnatö, le traumatisme de Fodé Traoré pourrait s'expliquer par le départ de son épouse, qui l'a brusquement quittée en arguant des motifs d'intimité conjugale.
À noter que quelques temps avant le drame, il a aussi fait partir sa fille Saran à Faranah et partageait sa chambre désormais avec un jeune du nom de Layba originaire de Faranah comme lui.
Désarmé, il est affecté au Camp de la garde Républicaine "Camp Boiro " comme un des commis de la brigade chargée de la cuisine des prisonniers ou détenus.
Son chef direct, un certain Amadou Nyessa habitait également à Dixinn Centre 2, précisément chez Commandant Fodé Sylla qualifié d'oncle du Président Lansana Conté sous la 2ème République.
Un long hangar à 20 mètres après le portail principal et séparé du bâtiment dit "Tête de mort" par la route d'accès menant à l'intérieur du Camp servait de cuisine. Une équipe exclusivement dédiée à la tâche s'occupait quotidiennement du transport entre le hangar et le bloc où se trouvaient les cellules au fond du Camp
Fodé n'était pas de cette équipe de et n'avait pas droit au repas des détenus.
Le sien, apporté par Kouloumba Diarra, frère cadet de feue Hadja Hawa Diarra, à chaque fois qu'il était de service, venait de Diarraya à Dixinn.
Pourquoi a-t-il été enterré vivant ?
Contrairement au récit de Monsieur Mamadou Barry Petit Barry, les causes de l'arrestation, du jugement et de la condamnation de Fodé Traoré à "l'enterrement vivant" n'ont aucun rapport avec le Camp Kèmè Boureima de Kindia (où il aurait ouvert les cellules et où il n'a jamais mis les pieds) ou au Camp Boiro où il était cuisinier, mais au meurtre à Dixinn de 2 personnes : Abdoulaye Sy chauffeur au TUC ( Transports Urbain de Conakry) et Joseph Mara représentant de Syli Film à Macenta.
D'abord, son statut de soldat sentinelle non gradé, désarmé et affecté à la cuisine du camp depuis ses problèmes psychiques chez le ministre Abdoulaye Ghana Diallo ne permettait nullement à Fodé Traoré d'approcher le bloc ulltra sécurisé des cellules des personnalités détenues encore moins d'être en contact avec celles-ci ou d'avoir accès aux clés d'or sous le rigoureux contrôle du Comité révolutionnaire présidé à l'époque par Ismaël Touré.
Ensuite, selon sa tutrice feue Hadja Hawa Diarra, dans la journée de cette pluvieuse nuit endeuillée de juillet 1976 où il a froidement abattu 2 personnes, Fodé Traoré n'était pas de service et n'a pas quitté le quartier toute la journée. Il s'est plutôt rendu chez son collaborateur Amadou Nyessa où il s'est emparé de l'arme du crime. Ce dernier absent, il a inventé un programme de chasse nocturne à l'épouse de Nyessa pour justifier la prise du PMAK de son collègue. À l'époque, Conakry se limitait à la Bellevue, tout le reste était la brousse où on trouvait de nombreuses espèces d'animaux sauvages.
Les faits
Le drame s'est produit dans la nuit du 14 juin 1976. Ce jour, le Hafia Football Club a disputé son match retour ( initialement prévu le 13 et reporté à cause de fortes pluies rendant impraticable la pelouse) des 8èmes de finale de la Coupe d'Afrique des Clubs Champions contre le Djoliba Athletic Club de Bamako soldé par une victoire de 2 buts à 0 après une défaite de 1 - 2 à l'aller à Bamako, le 30 mai 1976.
Dans la soirée entre 20 heures et 21 heures, les habitants des PRL ( quartiers ) Dixinn centre I, II et Maciré Camara notamment le voisinage immédiat sont surpris et apeurés par des coups de feu inhabituels, une pratique impossible dans la Guinée du Parti-Etat où ce genre d'agissement n'était imaginable que dans un contexte d'attaque ou d'agression extérieure ou chez un suicidaire.
Sous la pluie et dans l'obscurité ( avec la crise d'électricité de l'époque), Fodé Traoré venait d'entrer en action. Avec les premiers tirs, il a raté sa première cible, un tailleur du nom de David, percer une tôle, et trouer le mur de la chambre jouxtant la sienne.
En tirant, il se dirige vers les concessions voisines ( chez Bakary Sidibe, ancien technicien de la SOTELGUI et Sory Keïta, comptable à Cycle de Guinée) qu'il traverse avec une rafale meurtrière sur le chauffeur de TUC Abdoulaye Sy ( oncle de Mohamed Sylla Esther) qui l'a reconnu et criait à haute voix : " sortez et neutraliser Fodé, il est devenu totalement fou".
Après ce crime, enragé et tirant dans tous les sens, Fodé poursuit sa meurtrière course et s'installe finalement sur un muret au portail du cimetière non loin du domicile de feu Aly Diallo, ancien cadre du Trésor public.
Venant de sa direction où il a eu quelques nouveaux films pour la salle de cinéma de sa ville, le représentant du Syli Film à Macenta est également abattu au moment de longer le couloir menant au domicile de son hôte, Monsieur Bangoura à "Jamaïque " une vaste cour en face du cimetière où était retranché dans l'obscurité et sous la pluie Fodé Traoré.
Avant de tirer sur sa seconde victime, de son invisible position, Fodé Traoré, en langue nationale Malinké, avait demandé à Joseph Mara de lui passer un bâton de cigarette :
" Kè nsö dyamba"
- "N te Dyamba minna" ( Je ne fume pas) répond Joseph Mara sans voir son interlocuteur
- " A wa i bara fa" ( T'es mort) lance Fodé Traoré en ouvrant le feu.
L'infortuné prend de face une première balle et tombe, et 3 autres au dos quand il a tenté, ensanglanté, de se relever et de fuir vers le couloir menant à "Jamaïque"
Cette situation entraîne un déploiement massif des forces de l'ordre (miliciens, policiers, gendarmes et militaires) qui encerclent la zone.
Au moment où il fixait sa seconde cartouche après avoir vidé son premier chargeur, Fodé Traoré est enfin maîtrisé par un militaire réputé aguerri par la guerre d'Algérie, à l'époque lieutenant, Abass Soumah non sans avoir tiré une dernière balle qui l'a blessé à l'épaule. Abbas Soumah retraité vit aujourd'hui à Kagbèlén. Ligoté, Fodé Traoré a été conduit et détenu à la gendarmerie du 6ème arrondissement
Le Procès, la peine de mort et l’enterrement vivant
Le lendemain, 15 juin 1976, le grand carrefour ( appelé aujourd'hui carrefour Futurelec Sylla Patronat ou carrefour Gazin) de la voie remontant vers le cimetière, les lieux des crimes, aux domiciles de Fodé Traoré et de ses victimes et à la Mosquée de Dixinn Fula est aménagé pour servir de cadre au Procès public et populaire de 1 5 heures à 18 heures.
Le chef de bataillon Siaka Touré, gouverneur de Conakry est président du tribunal spécial composé des responsables politiques, administratifs et militaires de la Fédération de Conakry 2 dont le secrétaire fédéral Tadou Kaba, le commandant de la gendarmerie Baldé Bödjè, les maires des PRL de Dixinn Centre 2 ( quartier des événements), Elhadj Seydouba Sylla, de Maciré Camara, Elhadj Amara Sylla et Dixinn Centre I, Mömö Câble Camara, Naby Soumah Becken secrétaire général JRDA Dixinn. Devant les populations des quartiers environnants massivement mobilisées, sous le choq des coups de feu et du double meurtre, Fodé Traoré, soumis à d'innombrables questions sur les mobiles de son acte, ne reconnaît ou ne se souvient avoir donné la mort qu'à une personne, le cinéaste de Macenta.
Après le long interrogatoire, le Président du Tribunal laisse le soin aux jurés d'examiner et de proposer une peine. Après concertation, les membres du tribunal spécial décident d'infliger la peine de mort à " enterrement vivant " en harmonie avec l'attente des populations présentes qui n'ont pas manifesté la moindre compassion pour Fodé Traoré ce jour. Au contraire, une vive acclamation a accueilli la sentence, avant que la foule, elle-même, ne s'empare du condamné et le conduire jusque dans sa tombe rapidement creusée. Aucun officiel n'a été présent au cimetière.
Une brigade mixte ( militaires, gendarmes, policiers, miliciens) avec des militants volontaires ont, une semaine durant, gardé la tombe afin que le condamné ne soit pas déterré.
C'est le vrai récit de la tragédie dont Fodé Traoré a été, à la fois, acteur et victime.
50 ans après, nombreux sont ceux qui à Dixinn se rappellent de ce douloureux événement raconté et transmis comme une leçon d'histoire.
Aujourd'hui encore, pour les populations de Dixinn, il est toujours impossible de plaider des circonstances atténuantes à la cause de Fodé Traoré meurtrier de 2 citoyens.
Cette posture psychologique des populations de Dixinn n'est pas forcément surprenante dans un pays où même un accident mortel involontaire continue de stimuler l'esprit de vengeance parfois avec le lynchage populaire.
Abdoulaye Condé




