La lutte contre la pollution plastique entre dans une nouvelle phase en Guinée, mais la question des alternatives se pose désormais avec insistance.
L’interdiction des plastiques à usage unique, saluée dans son principe par l’Union des consommateurs de Guinée, commence à produire des effets sur le marché de l’eau potable. Avec la disparition des sachets d’eau de plusieurs points de vente, les bouteilles apparaissent comme l’une des principales solutions de remplacement, mais leur coût serait devenu plus difficile à supporter pour certains ménages.
Pour l’Union des consommateurs, le problème ne réside donc pas dans l’objectif environnemental de la mesure, mais dans son calendrier d’application. L’organisation estime que les solutions de remplacement doivent être opérationnelles avant la disparition complète des produits concernés.
Au centre de ses préoccupations figurent les bornes fontaines annoncées dans les quartiers. Leur déploiement est présenté comme une réponse possible, à condition qu’il soit suffisamment rapide et accompagné d’un contrôle régulier de la qualité de l’eau.
L’organisation réclame également des alternatives moins coûteuses, comme les contenants consignés ou recyclables, ainsi qu’un dispositif de contrôle des prix afin d’éviter une hausse excessive des produits de substitution.
Elle propose enfin d’associer producteurs, collectivités, autorités et associations de consommateurs au suivi de la transition.
Le débat porte désormais moins sur la nécessité de réduire les déchets plastiques que sur les conditions de cette transition : comment protéger l’environnement sans créer une nouvelle difficulté d’accès à l’eau potable ?
Moussa Camara

