Présenté comme un projet structurant, cet axe routier devrait contribuer à modifier les conditions de mobilité dans une partie importante de la Moyenne-Guinée.
Le projet prévoit la réalisation d’une route de plus de 160 kilomètres, ainsi que la construction de la bretelle Banti–Koubia et d’un pont sur le fleuve Bafing. Son ambition est de renforcer les connexions entre les localités concernées et de faciliter les déplacements dans une zone où l’accessibilité demeure un enjeu majeur pour les populations et les acteurs économiques.
Au-delà de l’infrastructure elle-même, cette route représente un investissement dans la circulation des biens et des opportunités. Pour les producteurs agricoles, les commerçants et les transporteurs, l’amélioration de cet axe pourrait réduire les contraintes liées à l’acheminement des marchandises et favoriser une meilleure intégration des marchés locaux.
Le financement, obtenu avec l’appui de Bank of Africa United Kingdom Plc et de la Banque islamique de développement, à travers sa filiale Islamic Corporation for the Insurance of Investment and Export (ICIEC), intervient dans le cadre des efforts du gouvernement pour mobiliser des ressources destinées aux grands projets d’infrastructures.
Selon les autorités, cette opération s’inscrit dans la vision du Programme Simandou 2040, qui met l’accent sur le développement des infrastructures et la transformation économique du pays. Elle traduit également la volonté de renforcer les investissements dans les régions situées en dehors des principaux centres urbains.
Mais l’enjeu principal reste désormais celui de l’exécution. La réalisation effective du chantier, le respect des délais annoncés et l’entretien de l’ouvrage après sa mise en service seront essentiels pour que cette infrastructure produise les effets économiques et sociaux attendus.
N. Moussa Camara 

