"L'appréciation de la durée des transitions dans les pays de la CEDEAO appartient à la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouv. Dans une interview récente, j’ai fait une analyse générale sur la durée des transitions au vu de la longue expérience dans notre région, sans citer de pays".
C'est par ces mots que le président de la commission de la CEDEAO (communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest) a démenti les allégations de certains médias guinéens, selon lesquelles, l'organisation sous-régionale rejette la durée de la transition (36 mois) adoptée par le CNT.
Ces médias, pour des raisons inavouées, sont allés jusqu'à prévenir les autorités guinéennes contre d'éventuelles sanctions de la CEDEAO si elles ne revenaient pas sur leur décision qui a consisté à approuver la résolution du Conseil national de la transition (CNT) pendant qu'une bonne parti de la classe politique et de la société civile dénonce la violation de la charte de la transition.
Malheureusement pour les autorités concernées, elles n'ont pas chercher à vérifier à la source, les affirmations des médias. Pourtant elles ont la possibilité. Surtout que les médias ont cité leur source qui n'est autre que la chaine de télévision Africa 24 qui a un site internet.
Dès le lendemain, le porte-parole du gouvernement et celui de la Présidence ont animé une conférence de presse. Et le colonel Amara Camara n'y est pas allé de main morte. Il a dénoncé le manque de sérieux du diplomate Ivoirien dans le traitement du dossier de la transition en Guinée.
Pour le porte-parole de la Présidence, "cette sortie de Kassi Brou en dehors des canaux officiels-puisque c’est dans la presse qu’il s’est permis ses propos incriminés-, est perçue comme étant le fruit de la passion, d’un manque de discernement sur un sujet qui mérite pourtant beaucoup plus de retenu, de responsabilité et de sérénité puisqu’il s’agit de parler d’un pays souverain".
Il reste à savoir quelle sera la réactions des autorités guinéennes après cette mise au point du diplomate Ivoirien.
KS

