L'ancien président de l'Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, a été condamné lundi 02 décembre 2024 par la cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) à quatre ans de prison ferme et au payement d'une amende de dix millions de francs guinéens.
Détenu depuis 2022, l'ancien député a été reconnu coupable des faits de détournement de deniers publics portant sur 15 milliards de francs guinéens, don de la République populaire de Chine pour la construction du siège de l'Assemblée nationale, et de corruption. Des faits qu'il n'a jamais reconnu.
Déclaré coupable des faits de détournement de deniers publics, enrichissement illicite et corruption, Michel Kamano, premier questeur de la même législature, à l'étranger pour des raisons de santé, a écopé de cinq ans de prison, le paiement d'une amende de quatre milliards de francs guinéens et la confiscation de tous ses biens. Un mandat d'arrêt décerné contre lui. N'ayant jamais assisté à aucune audience.
Poursuivie pour les mêmes faits, Zenab Camara, l'ancienne deuxième questeur a, quant à elle, été déclarée non coupable.
Reconnu coupable de corruption d'agents publics, l'opérateur économique chinois Kim a pour sa part écopé d'un an de prison avec sursis et au payement d'une amende de dix millions de nos francs.
Ce n'est pas tout. Tous les trois déclarés coupables ont été solidairement condamnés au payement de cinq (5) milliards de francs guinéens de dommages-intérêts au profit de l'État guinéen.
Quoique la cour ait prononcé la main levée sur les biens de Damaro, son avocat a rejeté la décision rendue et annoncé qu'il va faire appel.
Le procureur spécial près la CRIEF s'est montré plutôt satisfait de la décision rendue ce lundi 02 décembre 2024, estimant que l'État guinéen a été rétabli dans ses droits.
KS

