Guinée : le mariage religieux ne suffit pas à établir un mariage civil

Lexpress Guinée
Sep 17, 2026



À l’occasion de la Journée internationale de l’identité, célébrée ce mercredi 16 septembre 2026, la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djenabou Touré, a rappelé les règles encadrant la reconnaissance juridique du mariage en Guinée.
Le message est clair : la célébration d’un mariage dans une mosquée ne suffit pas, à elle seule, à établir l’existence d’un mariage civil devant la justice.
Selon la ministre, le mariage religieux ne dispense donc pas les époux de l’accomplissement des formalités auprès de l’état civil. Après la célébration religieuse, les conjoints doivent se rendre à la commune compétente afin de faire transcrire leur union et obtenir un acte de mariage civil.
Cette transcription constitue une étape essentielle pour donner à l’union sa pleine portée sur le plan administratif et juridique. Elle permet notamment aux époux de disposer d’un document officiel susceptible d’établir leur statut matrimonial auprès des autorités.
Djenabou Touré a également précisé que cette démarche administrative ne nécessite pas de reprendre la cérémonie religieuse. Il s’agit d’accomplir les formalités d’état civil permettant d’officialiser l’union déjà célébrée sur le plan religieux.
L’enjeu est particulièrement important en cas de litige ou de décès de l’un des conjoints. Sans acte de mariage civil, la preuve de l’union peut poser des difficultés devant les institutions compétentes, notamment dans les questions liées à la succession et aux droits des époux.
La ministre invite ainsi les officiers de l’état civil à veiller au respect strict des procédures afin que les unions célébrées religieusement soient correctement enregistrées dans les documents officiels.
En résumé, le mariage religieux et le mariage civil ne doivent pas être confondus : la cérémonie religieuse ne remplace pas les formalités d’état civil nécessaires à la reconnaissance administrative et juridique de l’union.
Ibrahima Sory Camara