Le décret présidentiel fixant les élections régionales au 29 novembre et les sénatoriales au 20 décembre 2026 suscite des interrogations juridiques. Dans une tribune, l'analyste politique Facely Konaté pointe des délais de candidature déjà dépassés et un possible problème de constitution du collège électoral sénatorial.
Le président Mamadi Doumbouya a fixé, par décret du 12 octobre 2026, les dates des élections régionales et sénatoriales. Mais ce calendrier soulève plusieurs questions au regard du Code électoral guinéen.
Dans une tribune relayée par la presse, l'auteur rappelle que l’article 212 prévoit la tenue des élections régionales au plus tard 60 jours après le renouvellement des conseils communaux. Si ces derniers ont été installés le 4 juillet, comme indiqué par les autorités, le scrutin régional intervient bien au-delà de cette échéance.
Autre difficulté : l’article 217 exige le dépôt des candidatures régionales 45 jours avant le vote, soit le 15 octobre pour un scrutin fixé au 29 novembre.
Pour les sénatoriales du 20 décembre, le délai de dépôt des candidatures et celui du versement de la caution, fixés à 70 jours avant le scrutin, étaient déjà échus le 11 octobre.
Enfin, les deux scrutins ne sont séparés que de 21 jours, alors que les conseillers régionaux font partie du collège électoral sénatorial.
Facely Konaté appelle ainsi la Direction générale des élections à clarifier les modalités d’application du calendrier et les mesures envisagées pour garantir le respect des textes.
La DGE est désormais attendue sur ces interrogations qui touchent à la régularité du processus électoral.
Moussa Camara

