À l’approche du 2 octobre, date anniversaire de l’indépendance de la Guinée, le Bloc Libéral (BL) hausse le ton sur la question de l’État de droit et de la justice.
Lors d’un point de presse tenu mercredi 30 septembre à Conakry, le parti d’opposition dirigé par Oumar Sanoh a demandé aux autorités de la transition de faire toute la lumière sur plusieurs dossiers sensibles, notamment la découverte de six corps non identifiés à Sabakhouré, dans la préfecture de Forécariah.
Retrouvés le 24 août dans une fosse commune, les corps auraient été découverts ligotés et les yeux bandés. Le BL réclame une enquête judiciaire « diligente, indépendante et transparente », avec notamment l’identification formelle des victimes et la détermination des circonstances et responsabilités liées à leur décès.
Cette demande intervient après l’appel de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, qui avait exhorté les autorités guinéennes à conduire une enquête indépendante sur cette affaire, en évoquant de possibles exécutions extrajudiciaires. La FIDH a également plaidé pour des investigations approfondies, incluant des prélèvements ADN.
Au-delà de Sabakhouré, Oumar Sanoh a évoqué d’autres dossiers en attente de réponses, dont le drame du stade de N’Zérékoré du 1er décembre 2024 et l’éboulement meurtrier de la décharge de Dar-es-Salam, qui avait fait 35 morts.
Le BL appelle enfin à un dialogue politique inclusif et estime que l’apaisement doit passer par la justice, la reconnaissance des responsabilités et la réparation des victimes. Le parti suggère aussi l’examen de mesures de clémence prévues par la loi pour certains détenus dans des affaires à connotation politique.
Mous Soumah

