Après l’adoption du volet recettes du PLFR 2026, l’Assemblée nationale met en lumière plusieurs insuffisances dans la mobilisation des ressources publiques et formule des recommandations pour limiter les pertes financières de l’État.
Derrière la hausse des prévisions de recettes publiques, les députés guinéens identifient d’importantes marges de progression. À l’issue de l’examen du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, adopté le 31 octobre, plusieurs préoccupations ont été adressées au Gouvernement.
Parmi les principales recommandations figure la rationalisation des exonérations fiscales, dont le coût dépasse 15 000 milliards de francs guinéens selon les données présentées dans le rapport parlementaire.
Les élus réclament également un meilleur recouvrement des créances fiscales, un contrôle renforcé des exportations minières et une application effective de la fiscalité sur l’or artisanal.
Autre dossier soulevé : les financements extérieurs. Sur 55 projets financés par les partenaires, seuls 1,055 milliard de dollars sur 4,45 milliards annoncés auraient été décaissés.
Les députés préconisent aussi une restructuration d’EDG, une meilleure récupération des recettes électriques et un audit indépendant de la concession du Port autonome de Conakry.
En plus de ces mesures, l’Assemblée nationale recommande de renforcer la transparence financière et d’orienter les recettes supplémentaires vers les secteurs sociaux de base.
Le défi est désormais de transformer ces recommandations en actions concrètes pour consolider les ressources de l’État et financer les priorités nationales.
Ibrahima Sory Camara

