Guinée : deux ministres limogés, le coup de balai de Mamadi Doumbouya

Lexpress Guinée
Aug 22, 2026



CONAKRY — Le pouvoir guinéen a été marqué vendredi soir par une décision présidentielle aussi soudaine que lourde de conséquences. Mamadi Doumbouya a limogé deux ministres de son gouvernement, dans une série de décrets rendus publics au journal télévisé de la RTG.
Les deux responsables concernés sont Mory Condé, ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, et Mourana Soumah, ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation. Tous deux quittent immédiatement leurs fonctions.
Le décret présidentiel ne précise pas les raisons ayant conduit Mamadi Doumbouya à écarter les deux membres de l’équipe dirigée par le Premier ministre Bah Oury.
Pour éviter toute rupture dans le fonctionnement de l’administration, les secrétaires généraux des deux départements assurent provisoirement l’intérim. Ramatoulaye Camara prend les commandes du ministère de l’Emploi, tandis que Souleymane Bah assure l’intérim au ministère de la Communication.
Le limogeage des deux ministres intervient dans un contexte où des rumeurs concernant leur éventuelle audition circulaient depuis plusieurs jours. Ces informations avaient toutefois été démenties par le porte-parole de la présidence, Amara Camara. Aucun élément officiel ne permet donc, pour l’heure, d’établir un lien entre ces rumeurs et leur éviction.
Dans la même série de décisions, le chef de l’État a également limogé Mahamadou Abdoulaye Diallo, son conseiller chargé de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, nommé à ce poste seulement quelques mois auparavant.
Ce nouveau coup de balai intervient alors que Mamadi Doumbouya affirme vouloir imposer davantage de rigueur au sein de l’appareil d’État. Mais au-delà du limogeage, une interrogation domine désormais à Conakry : quelles sont les véritables raisons du départ de Mory Condé et Mourana Soumah ?
Pour l’heure, le pouvoir n’a livré aucune réponse officielle. Deux ministres sont tombés, et le mystère demeure autour de leur éviction.
ISC