Conakry – L’envoi présumé de messages de validation de dossiers à des enseignants déjà fonctionnaires suscite des interrogations sur la fiabilité de la liste des enseignants contractuels communaux non retenus en Guinée.
Selon des informations rapportées, certains enseignants titulaires recevraient des notifications de la plateforme FUGAS, alors qu’ils n’auraient déposé aucun dossier dans le cadre du processus concerné. Une situation qui, si elle est confirmée, pourrait révéler des anomalies dans la gestion de cette liste.
Cette polémique intervient dans un contexte marqué par le recrutement annoncé de 6 000 enseignants par le gouvernement et les discussions sur la régularisation des contractuels non retenus. Le ministère de la Fonction publique a officiellement lancé le processus de recrutement en septembre 2026.
Parmi les préoccupations soulevées figurent la présence éventuelle d’enseignants déjà recrutés, de personnes ayant réussi d’autres concours, de candidats ayant quitté le pays ou encore de personnes décédées.
Face à ces interrogations, un toilettage rigoureux de la liste apparaît nécessaire. Un contrôle physique, associé à la vérification des identités et des situations administratives, permettrait d’établir un fichier plus fiable.
Reste également à comprendre pourquoi certains responsables syndicaux et représentants des contractuels n’auraient pas engagé, selon les critiques formulées, une telle opération d’assainissement.
Pour l’heure, aucune confirmation officielle des anomalies signalées n’a été identifiée. Le ministère de la Fonction publique est donc attendu sur des clarifications permettant de rassurer les candidats et de garantir la transparence du processus.
Ibrahima Keita

