Après le lancement des travaux de reconstruction et de modernisation des aérodromes régionaux, le Premier ministre Dr Bernard Goumou a procédé le samedi dernier à la pose de la première pierre du chantier d'extension de l'Aéroport International Ahmed Sékou Touré de Conakry. La mise en œuvre de ce projet, a-t-on appris de sources officielles, permettra d'augmenter la capacité de l'aéroport de cinq cents mille (500 000) à trois millions( 3000 000) de passagers par an.
D'après le chef du gouvernement pour qui, "la transition, ce n’est pas uniquement se préoccuper de l’organisation des élections...", "la Guinée a une renommée glorieuse à reconquérir dans l’aviation". "L’aéroport décrit notre symbole, notre identité. Pour le Colonel Mamadi Doumbouya travailler sur ces premières données empiriques d’appréciatives du pays doivent toutes être au vert", mentionne-t-il sur twitter.
Si pour le Premier ministre, l'extension et la modernisation vont permettre à la Guinée de reconquérir sa renommée dans l'aviation, nombreux sont les Guinéens qui s'interroge sur l'opportunité d'un projet de cette envergure. C'est le cas de Fodé Baldé, membre de la cellule de communication digitale de l'UFR (union des forces républicaines), parti charnière des Forces Vives de Guinée.
"L’extension de l’aéroport de Conakry, ça ne nous choque pas. C’est très bien d’avoir comme projet d’étendre notre capacité de passagers en moins de 500 000 passagers par an à 3 000 000 de passagers par an. Mais la question que tout intellectuel, tout Guinéen devait se poser, il y a quel business en Guinée qui permettrait 3 000 000 de passagers par an en Guinée? Il y a quel business ici? Les mines? Tous ces miniers ont des jets privés. Pourquoi fait-on de l’extension de l’aéroport de Conakry une priorité? Est-ce que cet argent ne pouvait pas aider à la mise en place d’un fichier électoral?" S'est interrogé Fodé Baldé à l'occasion de l'Assemblée général du parti tenue le samedi dernier à son siège.
Bref pour ce cadre de l'UFR: "Travaillons à ce que d’abord, ce que nous avons soit utilisé de façon rationnelle. Créons les conditions d’investissement en Guinée, rassurons les privés qui ont déjà investi en Guinée".
Les travaux confiés à Albayrak, un conglomérat turc qui dispose de 20 mois pour achever le chantier, sont financés par le gouvernement guinéen à environs 200 millions d’euros.
KS

