La Guinée veut mieux sécuriser et gérer ses frontières maritimes. La ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Djénabou Touré, a présidé la session inaugurale consacrée aux travaux de matérialisation et de gestion intégrée des frontières maritimes guinéennes.
Initiée par la Commission Nationale des Frontières de Guinée, en collaboration avec la Préfecture maritime, cette démarche vise à renforcer la présence et l’action de l’État sur l’espace maritime national.
Au cœur des travaux : la délimitation des frontières, la coordination entre les différents services et la sécurisation des côtes. Il s’agit notamment de mieux prévenir la criminalité maritime, de préserver l’intégrité territoriale et de protéger les ressources et la biodiversité marines.
Cette orientation s’inscrit dans la dynamique d’opérationnalisation de la Commission Nationale des Frontières de Guinée, qui fait de la gestion des frontières un enjeu de souveraineté, de sécurité et de développement.
Pour le Secrétaire exécutif de la CNFG, Dr Cheick Sidya Diabaté, la gestion des frontières nécessite une approche concertée et une coordination renforcée entre les acteurs concernés.
La Préfecture maritime joue également un rôle central dans ce dispositif. En tant qu’autorité administrative et opérationnelle de l’action de l’État en mer, elle est chargée de coordonner cette présence étatique dans l’espace maritime guinéen.
Les autorités guinéennes entendent donc poser les bases d’une gestion plus efficace, intégrée et durable des frontières maritimes.
Un chantier stratégique pour la Guinée, qui entend désormais faire de la sécurisation de son espace maritime un outil de protection du territoire, des populations et des ressources naturelles.
Ibrahima Sory Camara

