Contrairement à ce que soutient le ministre secrétaire général de la Présidence et porte-parole de la même institution, Sidya Touré qui vit depuis un bon moment au bord de la lagune Ebrié "considère" qu'il est en exil. Le président de l'UFR (union des forces républicaines) déclare que c'est sur recommandation du bureau politique de son parti qu'il n'est pas regagné la Guinée qu'il a quitté en mars dernier.
"Je considère que je suis en exil, je n’ai pas de maison à Conakry, vous voulez que j’aille où ? Il y a eu une tentative d’enlèvement contre ma personne le 16 octobre 2020. N’eût été la présence des femmes de Matam et de Kaloum qui étaient au nombre de 150, peut-être que je ne serai plus là. A 4h du matin, ces gens ont débarqué avec des pickups pour venir m’enlever. Après, il a fallu un mois de négociations pour Nana Akufo parvienne à me sortir de là. Avec le CNRD, je suis réparti à Conakry, je ne savais pas que c’était pour me retrouver dans une situation comme celle d’aujourd’hui. Quand je partais de Conakry le 3 mars (2022: ndlr), c’était dans l’intention de venir voir de quelle manière je pouvais trouver un moyen de me loger décemment. Mais l’ambiance qui a été développée pendant cette période, mon bureau politique m’a conseillé d’attendre de voir ce qui va se passer entretemps. J’estime qu’il y a quelque chose qui se passe qu’on n’arrive pas à comprendre et j’estime que c’est de la persécution", a déclaré l'ancien Premier ministre en répondant le mardi 6 septembre 2022, aux questions de Fim Guinée depuis Abidjan, la capitale de la Côte d'Ivoire.
Kovana Goba Saouromou

