CONAKRY — Les opérations de démolition se poursuivent ce mercredi 26 août autour de la décharge de Dar-es-Salam, à Gbessia, quelques jours après l’éboulement meurtrier qui a endeuillé plusieurs familles. Engins lourds et équipes techniques sont mobilisés pour dégager et sécuriser les zones considérées comme dangereuses.
Les premières démolitions d’habitations précaires, hangars et autres baraques avaient débuté dès lundi 24 août, au lendemain du drame.
Cette opération vise désormais à éloigner les populations d’un site jugé particulièrement à risque. Selon les autorités, 72 ménages ont été identifiés comme étant à haut risque, tandis qu’environ 1 500 personnes doivent être relogées. À l’école primaire de Dixinn Centre 1, 542 sinistrés sont déjà pris en charge.
Le gouvernement annonce également la démolition complète de la décharge dans les prochains jours et la recherche de nouveaux sites d’accueil dans différentes communes de Conakry.
Derrière le bruit des machines, une autre urgence demeure : celle des familles contraintes de quitter leurs lieux de vie après y avoir parfois passé des années. Certaines ont dénoncé le manque de solutions immédiates de relogement et demandé davantage d’accompagnement.
Alors que le bilan du drame s’est alourdi à plus de 30 morts et plus d’une vingtaine de blessés, la priorité affichée par les autorités est désormais claire : sécuriser Dar-es-Salam, mettre les riverains à l’abri et tourner définitivement la page de cette décharge devenue un foyer majeur de risques.
Aminata KABA 

