CONAKRY — Au lendemain de l’éboulement meurtrier survenu à Dar-es-Salam 2, la priorité est désormais donnée à la mise à l’abri des familles sinistrées.
Les populations touchées par le drame sont progressivement évacuées vers l’école primaire de Dixinn Centre 1, retenue par les autorités comme site d’hébergement temporaire. Des bus ont été mobilisés par la commune de Gbessia et mis à la disposition de l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH) pour assurer le transport des personnes affectées.
Cette opération intervient quelques heures après l’effondrement d’une partie de l’imposante montagne d’ordures de la décharge de Dar-es-Salam. Le drame, survenu dans la nuit du 22 au 23 août, a été favorisé par les fortes pluies qui se sont abattues sur Conakry. Plusieurs habitations riveraines ont été touchées.
Le bilan provisoire communiqué par le gouvernement fait état de 30 morts et 22 blessés, dont six grièvement atteints. Les opérations de recherche et de secours se poursuivent afin de retrouver d’éventuelles personnes encore ensevelies.
Sur le terrain, les autorités locales et les services de secours restent mobilisés pour accompagner les familles frappées par cette tragédie. Au-delà de l’urgence humanitaire, le drame relance les interrogations sur la sécurité des populations vivant autour de cette décharge à ciel ouvert.
Alors que les sinistrés prennent le chemin de Dixinn Centre, la priorité est désormais de leur assurer un abri, une assistance et une prise en charge digne, pendant que les recherches se poursuivent à Dar-es-Salam.
Moussa Camara

