Dakar : Entre le bruit des vagues et le silence des cœurs

Lexpress Guinée
Mar 1, 2026

Ce dimanche matin, comme à l’accoutumée, j’ai rendu visite à la mer, cet ami fidèle que je consulte souvent. Je l’écoute à travers le bruit des vagues et je reconnais son odeur apaisante. Quelque part sur la côte atlantique, près de Dakar, la mer m’a parlé d’un monde plein de contrastes.





Ce matin-là, alors que le mois saint du Ramadan venait de boucler sa première décade, le son des vagues de l’Atlantique m’a inspiré deux images fortes. D’un côté, à cet endroit où les jeunes se retrouvent habituellement pour s’amuser, jouer au football, écouter la musique Mbalax, et où des adultes viennent souvent vider le stress du travail ou de la vie sociale, une ambiance différente régnait. À la place du bruit habituel, on entendait une belle lecture du Coran. Sous une grande tente, des préparatifs étaient en cours pour un grand événement religieux, dans le calme et le recueillement.





Au même moment, ailleurs dans le monde, les radios et les télévisions diffusaient des images bien différentes. Elles ne parlaient que de démonstrations de force, de bruits d’armes et de tensions dans des pays arabes et musulmans, comme Iran ou la Palestine, et cela en plein mois de Ramadan. Ce contraste frappe l’esprit et interroge le cœur.





Que dire de ce monde troublé par quelques êtres humains qui se croient tout-puissants, au point de défier l’ordre divin, même pendant le mois qu’Allah a placé au-dessus des onze autres ? Ce mois béni est un temps de paix, de patience et de retour vers l’essentiel.





Durant ce mois sacré, qui est aussi l’un des quatre mois sacrés de l’islam, les fidèles savent et doivent se souvenir que le Coran, guide pour ceux qui ont la clairvoyance et la foi, a été révélé. Face au bruit du monde, la mer, ce matin-là, semblait rappeler l’importance du silence intérieur, de la sagesse et de la paix.





Abdoulaye SALL


Expert, Consultant Formateur


boleyasaala@gmail.com