Age avancé des présidents, incapacité à assumer leur responsabilité ou à répondre aux besoins de leurs citoyens, voici entre autres réalités qui justifient présentement, selon le ministre Mory Condé de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le prochain renouvellement des conseils de quartier et de district dont le mode opératoire fixé par décret du président de la transition, Colonel Mamadi Doumbouya, est décrié par de nombreux acteurs politiques qui dénoncent «un recul de la décentralisation».
«Aujourd’hui nous sommes d’accord qu’à Conakry, avec ce qui est en train de se faire. Vous prenez tous les quartiers de Conakry, le président du conseil de quartier le moins âgé, vous verrez que le monsieur à 60 ans. Il ne peut absolument rien apporter aujourd’hui au quartier. Comment comprendre que des routes qu’on est en train de faites aujourd’hui, des poteaux électriques pour lesquels on a dépensé des centaines de milliards pour éclairer la ville, que des présidents de conseil de quartier ne soient pas en mesure, ne se reste qu’un véhicule qui casse ces poteaux, de pouvoir se battre pour ce poteau soit remplacé par le chauffeur qui a accidenté le poteau ? Dans un quartier où on vient carrément creuser les bitumes fraichement réalisées pour faire passer des tuyaux des canaux d’évacuation ou des câbles électriques. Cela est inacceptable. Quelque part, il faut comprendre que l’argent du peuple de Guinée qu’on est en train de prendre pour faire ces routes, pour faire ces infrastructures. Aujourd’hui, la configuration actuelle n’est pas à l’avantage des citoyens. Si vous allez dans les quartiers, si vous faites un sondage, vous comprendrez que les citoyens en ont marre», a déclaré chez nos confrères de FIM FM, le lundi dernier, le ministre Mory Condé pour qui, l’acharnement des acteurs politiques sur le décret du chef de l’Etat, «c’est la question liée à la main mise sur les quartiers et les districts pour des fins électoralistes».
KS

