La vente illégale de carburant est désormais sous haute surveillance à Conakry. Les Services spéciaux et de la Lutte contre le crime organisé multiplient les opérations coup de poing pour mettre fin au stockage anarchique d’essence et de gasoil dans les quartiers de la capitale.
Depuis le lancement de cette offensive, policiers et gendarmes investissent les différentes communes à la recherche de réserves clandestines. Les découvertes faites sur le terrain révèlent l’ampleur du phénomène : des centaines de litres de carburant sont dissimulés dans des maisons, des commerces et des espaces improvisés, loin de toutes normes de sécurité.
À Matoto, les agents ont découvert des bouteilles d’essence cachées dans un vieux congélateur. À Tombo, dans la commune de Kaloum, des bidons avaient été soigneusement dissimulés dans une niche pour animaux. Des méthodes qui, selon les autorités, montrent les risques pris par certains vendeurs pour contourner les contrôles.
Pour le commissaire principal de police Foromo Soropogui, l’objectif de cette opération est avant tout de protéger les citoyens. Le stockage incontrôlé de carburant dans les habitations et aux abords des routes constitue, selon lui, un danger permanent pouvant provoquer des incendies meurtriers.
Déjà plusieurs communes de Conakry ont été ciblées par cette campagne. Les forces de sécurité annoncent la poursuite des opérations et préviennent que les contrevenants seront interpellés et traduits devant la justice.
Face à la pression des autorités, certains revendeurs commencent à abandonner cette activité. Ils reconnaissent les dangers liés à la manipulation de produits inflammables et promettent de chercher d’autres moyens de subsistance.
Le message des autorités est clair : la tolérance zéro est désormais appliquée contre la vente clandestine de carburant. La chasse aux stocks illégaux continue dans la capitale guinéenne.
Ibrahima Sory Camara

