CNT: le ministre du Travail et de la Fonction publique répond aux questions des conseillers

Lexpress Guinée
May 11, 2023




Le ministre du Travail et de la Fonction publique était à son tour devant le Conseil National de la Transition (CNT), le mercredi 10 mai 2023. Julien Yombouno est allé partager avec les membres du parlement de la transition la situation qui prévaut au sein de son département. Et parmi les sujets évoqués par le ministre figure les résultats toujours attendus du concours de recrutement à la Fonction publique des conservateurs de la nature, un peu plus de deux ans après son organisation par le régime déchu d’Alpha Condé.

Depuis un certain temps, les candidats à ce concours de recrutement de fonctionnaires au compte du ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêt manifestent devant les locaux du Travail et de la Fonction publique pour demander la publication des résultats. Interpellé sur cette situation par un conseiller, Julien Yombouno s’est voulu très clair. « En réalité, si les résultats étaient disponibles, eux-mêmes (précédent gouvernement: ndlr), ils auraient d’ailleurs publié. Mais, nous avons fait beaucoup de recherches, beaucoup d’enquêtes en nous rendant déjà au ministère demandeur, deux ou trois mois après notre nomination. Je me suis rendu au ministère de l’environnement pour prendre la température, savoir est-ce que les besoins sont encore d’actualité, qu’est-ce que le nouveau ministre et son entourage en savent de ce concours», a fait savoir le ministre avant de trancher.

«On publie les résultats quand ils existent. Les résultats n’existent pas de façon claire avec procès-verbal de délibération. Et je crois que si eux-mêmes ils les avaient, ils n’auraient pas attendu toute cette période pour publier. Encore une fois, nous publions un résultat qui existe parce que ceux qui ont organisé, normalement, aurait dû parachever parce qu’ils savent tout le processus», a-t-il coupé court.

Par ailleurs Julien Yombouno a donné d’amples informations sur les réformes en cours dans son département pour essayer de faire face au chômage des jeunes diplomés.

« Il y a 17 mille places à combler, mais je dis encore une fois, jusqu’à maintenant les méthodes que nous avons utilisées sont classiques et rudimentaires. Il fallait renforcer ce contrôle pour détecter tous les cas de places vides et vacantes, à travers des méthodes modernes, notamment la biométrie. La phase préliminaire la plus importante est en train d’être achevée. Donc on ne peut pas engager un recrutement de nouveaux agents massivement, tant qu’on a pas su exactement combien de fonctionnaires émargent à la fonction publique. Nous allons prendre notre mal en patience, pour tout concours de recrutement massif, il faut d’abord qu’on termine ce recensement biométrique et ensuite on fait des propositions sur la base des notes techniques et exposés de motifs. Le problème de chômage même dans la rue ça s’observe, nous sommes tous conscients de cela», a-t-il confié aux conseillers.

KS