CONAKRY, 25 septembre 2026 — Arrivé ce vendredi après sa participation à la 81? session de l’Assemblée générale de l’ONU, le Président Mamadi Doumbouya a été accueilli par les autorités civiles et militaires à l’aéroport international Ahmed-Sékou-Touré. Des citoyens et sympathisants s’étaient également mobilisés le long de l’itinéraire du cortège présidentiel.
La mobilisation de Conakry prend un relief particulier au regard des événements survenus à New York.
Le mercredi 23 septembre, des Guinéens favorables et opposés au chef de l’État se sont mobilisés dans la ville américaine.
Cette confrontation a notamment donné lieu à une bataille d’images relayée sur les réseaux sociaux.
À Conakry, les soutiens du président ont choisi le retour du chef de l’État pour afficher à leur tour leur mobilisation.
Le Forum Ensemble pour la Guinée avait appelé les différentes coordinations à sortir massivement pour accueillir le Chef de l’État guinéen Mamadi Doumbouya.
La séquence qui se dessine est donc celle de deux images différentes autour d’un même déplacement présidentiel.
À New York, les opposants au pouvoir ont cherché à faire entendre leurs revendications dans un cadre international, tandis que les partisans du président ont défendu son bilan et sa présence à la tribune de l’ONU.
À Conakry, les soutiens de Mamadi Doumbouya ont occupé l’espace public pour accompagner son retour.
Le retour du Président Mamadi Doumbouya ne constitue donc pas uniquement la fin d'un déplacement diplomatique.
Après les manifestations enregistrées à New York, la mobilisation organisée à Conakry donne à cette arrivée une dimension politique supplémentaire. Les soutiens du chef de l'État ont voulu montrer que, malgré les contestations exprimées à l'étranger, le président dispose également d'un soutien organisé dans son pays.
La journée de ce vendredi aura ainsi opposé deux séquences : la contestation à New York et la démonstration de soutien à Conakry.
Pour ses soutiens, l'accueil de ce vendredi constitue une occasion de répondre publiquement aux images venues de New York et de mettre en avant une autre représentation du rapport entre le président et ses partisans.
Ibrahima Sory Camara

