Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, a placé le contrôle des unités de police et de gendarmerie au cœur de sa visite au Tribunal de première instance de Siguiri.
Lors d’une séance de travail avec les responsables judiciaires, le Garde des Sceaux a demandé au procureur de la République de renforcer la surveillance du travail des officiers de police judiciaire, notamment en ce qui concerne les personnes placées en garde à vue.
Le ministre s’est inquiété de situations dans lesquelles des citoyens peuvent rester plusieurs jours dans des unités de police ou de gendarmerie, alors que les délais légaux de garde à vue sont encadrés par la loi. Il a également relevé que certaines procédures ne seraient pas systématiquement transmises au parquet.
Pour y remédier, Ibrahima Sory II Tounkara a exhorté le procureur à effectuer des inspections inopinées dans les commissariats et brigades. Une manière, selon lui, de permettre au parquet de savoir concrètement ce qui se passe dans ces unités et de mieux veiller au respect des procédures.
Le ministre a par ailleurs demandé aux responsables judiciaires de réduire les délais dans le traitement des affaires. L’audiencement rapide des dossiers constitue, selon lui, une autre condition essentielle pour éviter que les justiciables ne restent dans l’attente d’une décision de justice.
Cette sortie du Garde des Sceaux met ainsi l’accent sur un enjeu majeur : renforcer le contrôle de la chaîne pénale afin de garantir le respect des droits des citoyens dès les premières étapes de la procédure judiciaire.
Fanta Kourouma

