De nouvelles révélations dans le dossier de l’Office guinéen de publicité (OGP). À la barre de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), l’ancien directeur général, Mandian Sidibé, a évoqué des pressions présumées exercées par certains membres du conseil d’administration, notamment son ancien président, aujourd’hui conseiller personnel du président de la République.
Au cœur de ses déclarations : les conditions de recrutement du personnel sous son administration. L’ancien patron de l’OGP affirme avoir reçu des injonctions de recrutement, alors même que le conseil d’administration affichait publiquement une interdiction de nouveaux engagements.
« Au moment où le président du Conseil d’administration déclarait publiquement que les recrutements étaient interdits, en privé, il m’imposait des recrutements. Il n’était pas le seul : les autres membres en faisaient autant », a déclaré Mandian Sidibé.
Ces révélations soulèvent des interrogations sur le fonctionnement de l’ancienne administration de l’OGP et sur le rôle joué par les membres de son conseil d’administration dans les décisions relatives à la gestion du personnel.
Alors que l’ancien directeur général est poursuivi dans une affaire de présumées irrégularités financières, ses déclarations mettent également en lumière la question du partage des responsabilités dans la gestion de l’institution.
Pour l’heure, les accusations formulées devant la CRIEF restent à examiner et aucune responsabilité des personnes concernées ne saurait être considérée comme judiciairement établie.
L’affaire OGP continue ainsi de révéler de nouvelles zones d’ombre au fil des audiences.
Ibrahima Sory Camara

