CONAKRY – Le faible taux de décaissement des ressources publiques s’invite au cœur de l’examen du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 en Guinée.
Le document est actuellement en examen dans les commissions
Lors de sa présentation devant les députés, le président de l’Assemblée nationale, Dansa Kourouma, a interpellé le gouvernement sur les conséquences de ce faible taux de décaissement pour la réalisation des projets de développement.
L’enjeu est de taille : au-delà des ressources mobilisées, leur utilisation effective conditionne la construction des infrastructures et l’amélioration des services publics. Routes, écoles, centres de santé et autres investissements peuvent subir des retards lorsque les financements ne sont pas décaissés dans les délais.
Présentant le budget rectificatif devant les députés, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a évoqué plusieurs ajustements, dont le report de certains investissements à 2027 et l’accélération des projets en cours.
Ces arbitrages interviennent dans un contexte de recherche d’équilibre entre soutien au pouvoir d’achat, maîtrise des dépenses et financement du développement.
Au Parlement, la question dépasse donc les prévisions budgétaires : il s’agit aussi de vérifier la capacité des administrations à exécuter les crédits qui leur sont alloués.
Le défi pour la Guinée est désormais de transformer les engagements financiers en réalisations concrètes. L’examen du PLFR 2026 constitue ainsi une occasion de renforcer le contrôle de l’exécution budgétaire et d’exiger des résultats mesurables au bénéfice des populations.
Ibrahima Sory Camara

