Guinée : Sadiba Koulibaly, l'ex chef d'état major des armées est décédé (Tribunal militaire de Conakry)

Lexpress Guinée
Jun 26, 2024

C’est à travers un communiqué signé par le procureur militaire, colonel Aly Camara et rendu public le mardi 25 juin 2024, que le décès l’ex chef d’état-major des armées, Sadiba Koulibaly a été annoncé.


Celui qui était le N°2 de la junte militaire qui a renversé le régime du Pr Alpha Condé, a été jugé et condamné à 5 ans de prison ferme « désertion et détention illégale d’armes », par le tribunal militaire de Conakry, le 15 juin 2024.


Venue de Cuba pour régulariser sa situation et celui du personnel de l'ambassade de Guinée à Cuba qui n'a pas reçu leur salaire depuis 5 mois, selon le Général Sadiba Koulibaly à l'ouverture de son procès jeudi 13 juin 2024, à l'issue du procès le lendemain vendredi 14 juin en compagnie de six autres officiers.


Avant l’annonce du verdict du Tribunal militaire, qui le condamne à une peine de cinq ans de prison ferme, le Général Koulibaly a prononcé un discours devant le tribunal ?


« En ce qui me concerne, je n’ai aucune rancune contre personne. Ce que Dieu a destiné pour chaque être humain arrivera. Au moment où je suis revenu en Guinée, si j’avais cherché à rencontrer directement Monsieur le Président, même s’il ne me faisait pas une largesse financière, il m’aurait remercié. Mais je n’ai pas voulu violer la hiérarchie, je suis resté derrière mon ministre pour respecter les procédures. Après, j’avais l’intention de rencontrer Monsieur le Président. Je suis venu pour répondre à la souffrance de mon personnel à Cuba. C’est Dieu qui a voulu que la chose se passe ainsi. Quelle que soit l’issue de cette affaire, je me remets à Dieu. Durant tout mon service, je n’ai jamais manqué de respect à un Chef. Je me soumettrai à votre décision, Monsieur le Président, mais je vous demande, en tant que père de famille que vous êtes, de tenir compte de la situation de ces gardes. Le cas de N’Ganif Kourouma surtout, il n’a pas été arrêté le 4 juin. Lui, il a juste voulu me déposer à la présidence. C’est arrivé à la présidence qu’il a été arrêté. Mohamed Coumbassa, lui, était chez moi au mauvais moment. Mais c’est mon destin. On ne peut pas fuir son destin »


Le lendemain de sa condamnation, le 15 juin, il est radier des effectifs de l'armée guinée et rétrograder au grade de Colonel.


Paix à son âme !


M Sylla