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Le gouvernement durcit le ton dans le cadre de l'assainissement du fichier de la fonction publique. Le ministère de la Modernisation de l'Administration et de la Fonction publique a accordé un ultime délai de dix jours aux 599 agents de l'État qui n'ont toujours pas régularisé leur situation après l'opération de contrôle physique des effectifs organisée en avril 2026.
Cette mesure constitue la dernière étape avant l'application de sanctions administratives à l'encontre des agents concernés.
Un dernier délai avant les sanctions
Dans un communiqué officiel, le ministère invite les 599 agents restés sans justification à se rapprocher, sans délai, de leur chef de division des ressources humaines afin de faire vérifier leur situation administrative.
Les agents relevant du ministère de l'Économie, des Finances et du Budget sont notamment appelés à se présenter à la Division des ressources humaines de leur département ministériel pour consulter la liste des personnes concernées et fournir les justificatifs nécessaires.
L'administration précise que ce délai de dix jours représente la dernière opportunité offerte aux agents avant l'engagement des procédures disciplinaires prévues par les textes en vigueur.
Cette décision intervient à la suite du contrôle physique des agents de l'État réalisé en avril 2026. Cette opération visait à vérifier la présence effective des fonctionnaires inscrits sur le fichier de la fonction publique, dans le cadre des réformes engagées pour renforcer la transparence et améliorer la gestion des ressources humaines de l'État.
À l'issue de cette opération, plusieurs centaines d'agents n'avaient pas pu être identifiés ou n'avaient fourni aucune justification expliquant leur absence lors du contrôle.
Le ministère estime que cette démarche est indispensable pour garantir la fiabilité du fichier des agents publics et lutter contre les irrégularités susceptibles d'affecter la masse salariale de l'État.
Les autorités préviennent que les agents qui ne répondront pas à cette ultime convocation s'exposeront à des sanctions administratives, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.
Ces mesures pourraient aller de la suspension des avantages administratifs jusqu'à d'autres sanctions prévues par la réglementation applicable aux agents publics, selon la nature de chaque dossier.
Cette initiative s'inscrit dans une politique plus large de modernisation de l'administration publique. Le gouvernement entend disposer d'un fichier fiable des agents de l'État afin d'améliorer la gouvernance, de maîtriser les dépenses publiques et de renforcer la crédibilité de l'administration.
Le ministère affiche ainsi sa volonté de mettre un terme aux situations irrégulières tout en laissant une dernière possibilité aux agents concernés de régulariser leur dossier avant l'application des sanctions.
I.S..Camara 

