La Cour d’appel de Conakry a ordonné, ce lundi 27 juillet 2026, la remise en liberté des six candidats condamnés en première instance pour fraude au Baccalauréat unique 2026 à Kindia. Si la juridiction d’appel a confirmé leur culpabilité, elle a réformé la peine en substituant à l’emprisonnement une amende de 300 000 francs guinéens par personne.
Cette décision intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par le décès de l’un des condamnés, Mamadou Djouma Bah, alors qu’il purgeait sa peine à la maison centrale de Kindia. Selon le parquet général près la Cour d’appel de Conakry, le jeune homme avait été évacué en urgence au Centre hospitalier régional Alpha Oumar Diallo de Kindia après une dégradation de son état de santé, avant de succomber.
L’affaire remonte au 2 juillet 2026, lors des épreuves du Baccalauréat unique dans la préfecture de Kindia. D’après le parquet, six candidats avaient été surpris en possession de documents introduits frauduleusement dans les salles d’examen.
Jugés le 7 juillet 2026 par le Tribunal de première instance de Kindia, les six élèves avaient été reconnus coupables de fraude à l’examen et condamnés à un mois d’emprisonnement ferme, avec mandat de dépôt.
À la suite du décès de Mamadou Djouma Bah, le parquet près le TPI de Kindia avait interjeté appel du jugement. Réunie ce lundi, la Chambre des appels correctionnels de la Cour d’appel de Conakry a décidé de leur accorder la liberté immédiate, tout en maintenant la déclaration de culpabilité et en infligeant à chacun une amende de 300 000 FG.
Ibrahima Sory Camara

