Trois personnes sont décédées les 5 et 6 mai 2024 dans les locaux disciplinaires de la police et de la gendarmerie de Coyah transformés en lieux de détention. La Secrétaire générale du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme à la tête d’une délégation s’y est rendue aussitôt pour s’enquérir des réalités.
Le 5 mai 24 deux personnes en attente de jugement dans les locaux disciplinaires de la compagnie de la gendarmerie ont trouvé la mort. Un certain Yamoussa Camara, récidiviste poursuivi pour vol aggravé et un certain Mohamed Camara également poursuivi pour vol aggravé. Leurs corps ont été remis à leurs familles.
Le lendemain, le commissariat central de police a porté à la connaissance des autorités judiciaires, la mort dans leurs locaux, d’une personne en attente de jugement pour coups et blessures. Ce qui porte à trois le nombre de morts de détenus.
La canicule provoquée par l’exiguïté des lieux de détention est pour l’instant, la cause des cas de mort. La numéro deux du Ministère de la Justice et des Droits de l’homme, Irène Marie Hadjimalis a jugé la situation très déplorable et dommage pour le pays.
La préfecture de Coyah située à une cinquantaine de Kilomètres de la capitale Conakry n’a pas un lieu de détention digne de nom.
Depuis l’attaque de sa prison civile, l’année dernière, les autorités judiciaires ont décidé, en attendant la construction d’une nouvelle, de répartir les personnes en détention provisoire entre le commissariat central de police et les gendarmeries.
Avant de quitter les lieux, Madame la Secrétaire générale a donné l’ordre de nettoyer les anciens locaux rénovés de l’ancienne prison pour recevoir des détenus en vue d’éviter de nouveaux drames.
KS

