Le projet de participation des jeunes à la consolidation de la paix entre dans une nouvelle phase. Après les étapes préparatoires, place désormais à la sensibilisation et à l’information communautaire sur l’axe Hamdallaye-Kagbelen, une zone ciblée pour promouvoir l’engagement citoyen et renforcer le système d’alerte précoce.
La cérémonie de lancement de cette nouvelle étape a été présidée par le maire de Ratoma, en présence des acteurs institutionnels, des responsables locaux et des représentants de la société civile.
Porté par la Direction générale de la promotion de la citoyenneté et de la paix (DGCIP), sous la tutelle du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, ce projet poursuit deux objectifs principaux : renforcer la participation des jeunes à la vie communautaire et développer leur résilience face aux risques de manipulation politique, tout en favorisant leur implication dans la gouvernance locale et la promotion de la paix.
Selon Amirou Diawara, représentant de la DGCIP, cette initiative vise à donner aux jeunes les outils nécessaires pour devenir des acteurs majeurs de prévention des conflits et de consolidation de la cohésion sociale.
« Il s’agit de renforcer la participation citoyenne des jeunes et de faire en sorte qu’ils puissent contribuer efficacement à la construction de la paix dans leurs communautés », a-t-il expliqué.
Le choix de l’axe Hamdallaye-Kagbelen n’est pas anodin. Longtemps considéré comme une zone marquée par des tensions sociales, ce corridor bénéficie aujourd’hui d’un accompagnement spécifique pour favoriser le dialogue et l’engagement communautaire.
Le maire de Ratoma, Kabinet Diawara, s’est réjoui du choix porté sur sa commune et appelle l’ensemble des acteurs locaux à s’impliquer pleinement dans la réussite de cette initiative.
« La réussite de ce projet dépend de la mobilisation de tous : autorités locales, leaders communautaires et citoyens. Chacun doit jouer son rôle pour faire de cette zone un espace de paix et de dialogue », a-t-il déclaré.
De son côté, l’activiste des droits humains Mamadou Kaly Diallo salue une démarche qu’il juge importante pour prévenir les crises et renforcer la culture citoyenne chez les jeunes.
« La mise en œuvre effective de ce projet constitue une avancée majeure. La sensibilisation et l’implication des jeunes sont essentielles pour construire une société plus apaisée », a-t-il indiqué.
Après Ratoma, les campagnes de sensibilisation et d’information communautaire vont se poursuivre dans les communes de Sonfonia, Lambanyi et Kagbelen, afin d’élargir l’impact du projet et d’impliquer davantage les populations dans la promotion de la paix.
Moussa Camara

