La suppression de certains postes dans les établissements d’enseignement primaire et secondaire publics a permis de remettre 3750 fonctionnaires du Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation (MEPUA) en situation de classe pour faire face au manque d’enseignants dans les écoles publiques, particulièrement celles de l’arrière-pays.
D’après le ministre Guillaume Hawing interrogé le lundi 12 septembre par Espace Guinée dans les Grandes Gueules, 2440 sont prêts à être déployés. Une annonce qui vient tuer quelque peu l’espoir des nombreux enseignants contractuels et diplômés en quête d’emploi qui allaient profiter du déficit d’enseignants estimé à vingt mille, selon le ministre pour intégrer la Fonction publique.
« Les enseignants, ils existent. Ils sont dans les bureaux, ils sont dans les directions, ils sont archivistes, ils sont réellement des enseignants. Nous aujourd’hui les besoin c’est quoi ? Des enseignants en situation de classe. Alors nous avons déployé à cet effet une mission à l’intérieur du pays. Qui travaillé. Qui est partie de fonte en comble (…) Nous nous sommes rendus compte qu’il y a près de 3750 enseignants qu’on pouvait utiliser », a expliqué le ministre.
Et à la question de savoir pourquoi des postes ont été supprimés pour avoir des enseignants au lieu de nouveaux recrutements, Guillaume Hawing également montré très clair. Pour lui, ce n’est pas bon à chaque fois d’imposer la financière à l’Etat exigeant de nouveaux recrutements alors qu’on peut mettre de l’ordre à la maison et dénicher des travailleurs.
« Pourquoi nous avons supprimé des postes ? Nous avons remarqué que certains étaient là-bas pour être là-bas. Vous pouvez voir trois, quatre, voire cinq personne à un poste, des postes qui pouvaient être occupés par une seule personne. Nous avons dit qu’il était de notre devoir de chercher à avoir d’abord ces gens. Ceux qui peuvent enseigner, de leur redéployer en classe. Mais tenez-vous bien que nous avons fait la part des choses. Nous avons mis à contribution les directeurs d’écoles qui connaissent bien les enseignants. Parce que certains étaient là-bas comme archivistes, certains étaient là-bas comme bibliothécaires, certains étaient là-bas pour occuper d’autres postes, ils ne travaillaient pas mais ils continuaient à enseigner dans les écoles privées. Donc nous avons dirigé, nous avons fait la part des choses. Tous ceux qui peuvent enseigner sont au nombre de 2440 enseignants (…) Les autres, il y a des malades, il y en a qui ne sont pas formables, il y a des gens qui ne peuvent pas enseigner, il y a des vieilles personnes aussi. Dans ce corps de 3750, nous avons 2440 sous la main que nous pouvons redéployer aujourd’hui. Le travail est en train d’être fait », a également expliqué le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation après précisé que la suppression des postes n’est que temporaire.
KS

