NEW YORK — La Guinée veut davantage compter sur ses propres capacités pour accélérer son développement. C’est l’un des principaux messages portés par le président Mamadi Doumbouya, mercredi 23 septembre, à la tribune de la 81? session de l’Assemblée générale des Nations unies.
Devant les représentants des États membres, le dirigeant guinéen a présenté les principales réformes engagées depuis trois ans, en mettant l’accent sur la souveraineté et la capacité de l’État à financer ses priorités.
Mamadi Doumbouya a notamment évoqué l’organisation du processus électoral, qu’il affirme avoir été entièrement financé sur les ressources du Trésor public guinéen. Il a également cité les investissements réalisés dans les routes, les infrastructures sociales et les secteurs productifs.
Mais c’est surtout Simandou 2040 qui occupe une place centrale dans sa vision économique. Le programme est présenté comme un instrument destiné à dépasser l’exportation des matières premières et à favoriser la transformation locale des ressources minières.
Le président guinéen a également mis en avant les projets industriels, notamment dans l’alumine et l’or, ainsi que les investissements annoncés dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’éducation et la santé.
Une attention particulière est accordée à la jeunesse, que Mamadi Doumbouya considère comme une ressource stratégique pour l’avenir du pays. La formation professionnelle et des initiatives liées à Simandou doivent contribuer, selon lui, à préparer cette nouvelle génération aux besoins de l’économie guinéenne.
À l’international, le chef de l’État a défendu une coopération basée sur l’égalité entre partenaires. Pour lui, l’Afrique doit pouvoir définir ses propres modèles de développement, sans pour autant se couper du reste du monde.
Un discours qui place ainsi la souveraineté économique, la transformation des ressources et l’adaptation des modèles de gouvernance au cœur du projet présenté par Conakry devant la communauté internationale.
ISC

