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Affaire 28 septembre : le collectif des avocats des victimes dénonce la qualification des faits en crimes ordinaires

 Société
7/6/2018

 



Le collectif des avocats des victimes du massacre du 28 septembre 2009 à Conakry, salue les derniers développements dans ce dossier, notamment l’installation du comité de pilotage du procès, mais se dit très préoccupé par la qualification donnée aux faits par les juges d’instruction.



Dans son ordonnance de clôture de l’instruction, le pool de juges en charge du dossier qualifie les faits poursuivis en crimes ordinaires. Or, rappellent les avocats des victimes, « la qualification donnée à ces faits par la commission internationale d’enquête de l’ONU est : crimes contre l’humanité ».



A travers une déclaration publiée ce 6 juin, «le collectif réitère son attachement à la qualification des événements du 28 septembre 2009 et jours suivants en crimes contre l’humanité comme le spécifie la commission internationale d’enquête dans son rapport en date du 17 décembre 2009 et rappelle que la CPI suit attentivement cette affaire ».



Huit ans après les faits, les victimes attendent toujours que justice leur soient rendue. En dépit de la volonté affichée (15 inculpations), le collectif précise: « Tout d’abord, nous tenons à un procès juste, équitable et inclusif dans lequel tous les accusés seront appelés à comparaître, notamment le capitaine Moussa Dadis Camara et le Général Sékouba Konaté ».



« Nous estimons que la tenue d’un procès juste et équitable dans cette affaire contribue à la lutte contre l’impunité en Guinée, principale cause de son retard ; favorise la réconciliation nationale et participe au respect du principe de complémentarité consacré par le Statut de Rome portant création de la Cour Pénale Internationale », a confié à la presse, Maître Hamidou Barry, membre du Collectif.



Autre sujet de préoccupation pour les victimes du massacre du 28 septembre et leurs avocats, c’est le non-lieu prononcé en faveur du Général Mathurin Bangoura et le colonel Bienvenu Lamah. Le premier était ministre et membre de la junte militaire et le second, commandant du centre de formation militaire de Kalia d’où seraient partis les assaillants.



D’après Maître Alpha Amadou DS Bah, membre du Collectif, « contre l’ordonnance des juges d’instruction, un recours se trouve auprès de la cour suprême après sa confirmation par la cour d’appel de Conakry ». « Ce recours est non seulement contre le non-lieu prononcé en faveur de ces deux piliers du régime de la junte ‘‘exfiltrés’’ mais contre la qualification donnée aux faits qui sont d’une extrême gravité», a-t-il précisé.



« Les gens disent que notre action va retarder la tenue du procès, mais peu importe. On a relevé appel contre la décision de juges parce qu’elle est préjudiciable à l’intérêt de nos clients. On veut aller à un procès mais pas pour le plaisir d’aller. Depuis 8 ans, il n’y a eu que 15 inculpations. Et deux viennent d’être exfiltrés. Il y a des risques d’assister à une parodie de justice si on y prend pas garde », a en outre expliqué l’avocat qui souhaite que le comité de pilotage du procès se batte pour le limogeage du Colonel Thiégboro Camara et tous les inculpés encore en fonctions.



Si Maître Alpha Amadou DS Bah évoque le risque d’assister à une parodie de justice, Maître Bachirou Barry, ancien ministre de la Justice et pionnier du barreau en Guinée, n’est même pas certain qu’on arrive à un procès dans le dossier du 28 septembre. Du moins, dans un délai raisonnable. Tellement qu’il estime les obstacles trop nombreux.



« Il y a des gens qui ont quelque chose à cacher dans cette affaire. Le capitaine Dadis principal mis en cause, veut venir pour se mettre à la disposition de la justice de son pays, on l’en empêche. Je suis certain qu’il y a des gens qui ont peur qu’il ne vienne dire des choses qu’ils ne veulent pas qu’on entende. On ne se bat aussi pour que les commissions rogatoires visant le Général Sékouba Konaté soient débloquées. Or sans les deux personnes qui dirigeaient le pays, nous auront difficilement la vérité. Le moins qu’on puisse dire alors est que cette affaire est compliquée. Et c’est cela notre inquiétude », a conclu le doyen du collectif des avocats des victimes du massacre du 28 septembre 2009.



Kovana SAOUROMOU


 

 
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